Jeudi 17 décembre 2009
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Gagner quoi et pour quoi faire ?
“On va les gagner toutes », a lancé Martine Aubry à propos des présidences de région lors de la convention du PS dimanche dernier. Gagner ? Pour quoi faire ? Au lendemain de ce
discours, Pôle Emploi faisait connaître que de 850 000 en 2009, le nombre de chômeurs en fin de droits passerait à plus d’un million en 2010. Le même jour, Arcelor-Mittal (qui a bénéficié de
nombreuses aides publiques) annonçait 10 000 suppressions d’emplois dans le monde, s’ajoutant aux près de 40 000 déjà supprimés depuis deux ans. Un document de la direction de Renault
« prévoit » que le marché de l’automobile en France devrait retrouver son niveau de 2007 en… 2017 !
Bref, le pays s’enfonce. L’éditorialiste du journal capitaliste Les Echos écrit : « Après l’été, une idée farfelue a couru, selon laquelle la page dramatique ouverte au printemps 2008 a
été tournée. Il n’en est rien. »
C’est dans ce contexte que le gouvernement rend public le contenu du « grand emprunt » concocté par Juppé et Rocard, deux anciens Premiers ministres supposés incarner la droite et la
gauche. Contenu qui se résume à aider les patrons et à privatiser les services publics (lire p. 4). Et la gauche dans tout cela ? Les propositions du PS pour les régionales vont des
« contrats de continuité professionnelle pour des salariés victimes de licenciement » à la « création de fonds régionaux d’investissement » en passant par les « contrats
d’accès pour les jeunes ». Autrement dit : l’utilisation des fonds des régions pour accompagner les plans de licenciements, aggraver la précarité des jeunes et financer les patrons. A
quoi s’ajoute la réalité que chacun peut constater : dans les six dernières années, les présidences socialistes de région n’ont hésité ni à privatiser les services publics ni à remettre en
cause les prestations sociales.
On pourrait s’étonner de cette proximité entre la politique nationale préconisée et mise en œuvre par le gouvernement Sarkozy et la politique régionale mise en œuvre et préconisée par le Parti
socialiste. Mais les faits sont les faits. En l’occurrence, tout se passe comme si, dans un consensus cadré par le traité de Lisbonne, la « victoire » revendiquée et espérée par Martine
Aubry aux régionales constituait le complément nécessaire à la mise en œuvre de la politique du gouvernement Sarkozy, dans une espèce de partage des tâches sur une même ligne entre l’Etat et les
régions.
Pendant ce temps…les licenciements pleuvent comme jamais. Dans une lettre adressée aux comités du POI, notre bureau national a tiré les leçons du rassemblement du 28 novembre :
« Ce résultat constitue d’ores et déjà un point d’appui auquel tous les travailleurs confrontés aux plans de licenciements peuvent s’adosser. (…)
Tout au long de cette campagne, le POI n’a pas cherché à faire prévaloir un quelconque “intérêt de boutique”. Les comités pour une marche unie constitués avec des militants de toutes tendances
(…) n’ont jamais eu d’autre préalable que l’unité pour l’interdiction des licenciements. (…)
Avons-nous eu raison de ne pas lâcher ce cap ? Avons-nous raison aujourd’hui de considérer comme prioritaires la poursuite et l’élargissement des comités pour l’unité pour l’interdiction des
licenciements (…) ?
Il s’agit donc, en renforçant le POI, en consolidant ses instances, en élargissant la diffusion du journal Informations ouvrières, d’aider à constituer une force politique qui combat pour l’unité
de la classe ouvrière sur la base de ses revendications réelles, écartant toute forme d’association aux plans et aux dispositifs du gouvernement, des patrons et aussi des
régions. »
PAR DANIEL GLUCKSTEIN
Cet article a été publié le 16 décembre 2009 dans IO
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Mardi 24 novembre 2009
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18:12
Michel Aurigny (POI) militant élu !
Site du courrier Picard du 14 octobre 2009
Michel Aurigny : « Les chiffres sont là,
les Saint-Quentinois voient ce qu’ils paient. »
Homme de dossier, Michel Aurigny, 63 ans,
est adhérent du parti ouvrier indépendant.
Impôts locaux, taxes, vous êtes l’homme des chiffres (il est agrégé de maths). Pourtant, le maire vous contredit toujours, parfois avec ironie. Vos angles
d’attaques ne visent donc pas juste ?
« Sur la question des impôts locaux, certes les taux municipaux n’ont pas bougé cette année. Mais les bases physiques augmentent (les valeurs locatives sont décidées par l’État N.D.L.R.). De
façon mécanique donc, les impôts s’accroissent. À chaque fois, le maire répond à côté de la question. Comme sur d’autres sujets d’ailleurs. Nous n’arrivons pas à avoir un réel débat. Autre
exemple : sur le programme de rénovation urbaine. L’opposition demande un bilan des opérations, mais il répond à côté ou par des pirouettes. »
Sur quels documents vous basez-vous, notamment sur le dossier épineux des taxes locales ?
« Sur le site du ministère de l’Intérieur, chacun peut consulter la pression fiscale des villes de France et leur budget. Et certes, le taux d’endettement de Saint-Quentin est plus faible
que pour des villes de même taille, mais la pression fiscale est plus importante compte tenu de la pauvreté de la ville. De même, la dotation de l’État a diminué relativement à l’inflation, du
fait que la ville perd des habitants et du désengagement de l’État. C’est peut-être difficile de faire passer le message (rires) : des chiffres, des chiffres... (Sérieux) Mais les
Saint-Quentinois voient ce qu’ils paient. »
Les idées du POI ont-elles leur place dans une enceinte municipale ?
« Bien sûr. Notre ambition est de gouverner. Dans l’opposition, sur tout ce qui concerne le conseil, nous travaillons collégialement. Nous ne sommes pas toujours d’accord sur tout, mais au
final, nous votons ensemble et avec le même point de vue. À titre d’illustration, nous défendons tous le retour au service public. Que ce soit pour la fourrière, la cantine scolaire, les
parkings, nous souhaitons que la gestion soit entièrement municipale.
Autre exemple, le POI est pour un retour au monopole public de la Poste et des télécommunications. Tous les partis au sein de l’opposition ne sont pas forcément en accord avec ce principe. Mais
nous nous sommes tous opposés à la transformation du bureau, sur quartier Saint-Martin, en agence postale communale. »
Cet article a été publié le 25 octobre 2009
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Lundi 14 septembre 2009
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15:18
Francine
Schivardi succède à Gérard !
Elle a été élue hier soir, au second tour, avec 56,57 % des suffrages.
Candidat socialiste, Christian Lapalu recueille 43,43 % des voix.
Elle l'a fait.
Quand Francine Schivardi a annoncé, durant l'été,
qu'elle se présenterait pour tenter de succéder à son mari au poste de conseiller général, d'aucuns se sont étonnés de ce choix. Et pourtant : la candidate a véritablement
triomphé hier soir.
En recueillant 56,57 % des suffrages, elle a très largement conforté l'avance qui était la sienne à l'issue du premier tour.
Candidat socialiste, Christian Lapalu n'a obtenu hier que
43,43 % des voix :
Francine Schivardi l'emporte donc avec plus de 13 points d'avance.
Sans aller jusqu'à parler de correction, y'aurait quand même
comme un cousinage...
En fait, le bilan est sans appel. Mis à part Ventenac, commune dont
Christian Lapalu est maire, la femme de Gérard Schivardi l'emporte partout ailleurs.
Y compris à Ouveillan, où les deux candidats étaient
à égalité la semaine dernière.
Y compris même à Mirepeisset et Roubia, villages où Christian Lapalu était en tête à l'issue du premier tour.
La théorie du candidat PS selon laquelle sa rivale avait fait le plein de voix dès le 6 septembre ne s'est donc pas vérifiée, d'autant qu'on a voté davantage hier qu'au
premier tour.
La participation est en effet à la hausse dans toutes les communes, atteignant un score global de 47,04 %.
Encore faiblard, mais
suffisant à Francine Schivardi pour
l'emporter sans équivoque.
C. L. et L. O
SOURCE/ L'indépendant
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Mardi 28 juillet 2009
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28
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/2009
22:07
Par comité local Lamballais du POI
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Mardi 28 juillet 2009
2
28
/07
/2009
21:54
ARTICLE/ebdo courrier indépendant
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