Libres propos

Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /2009 14:34

Marie-Noëlle Lienemann : Blog politique

 

Identité nationale: que doit dire la gauche?

Posted: 18 Nov 2009 04:55 AM PST

La marianne

Vous trouverez dans Médiapart de ce jour cette tribune. Je vous invite aussi à lire celle publiée, dans le même site, par Jacky Dahomay qui nourrit ce débat de façon intéressante.

Pour les deux anciens ministres socialistes Marie Noëlle Lienemann et Paul Quilès, la gauche ne doit pas déserter le débat. Même si la manœuvre est électoraliste.

Tout a été dit sur la grossièreté de la manœuvre : le moment choisi pour parler de ce sujet sérieux et complexe -à quelques mois d'élections difficiles pour la droite- ; la problématique -des thèmes sélectionnés pour plaire à l'électorat d'extrême droite- ; la méthode -une fausse consultation, ignorant le Parlement, à partir d'un questionnement faussé et tendancieux- ; son maître d'œuvre - un renégat socialiste, ancien pourfendeur du sarkozysme et de ses inquiétantes dérives... Bref, tout concourt à disqualifier l'opération, dont la finalité électoraliste ne fait aucun doute.

    La gauche a raison de ne pas se prêter au jeu politicien qui consiste à organiser des réunions dont le caractère superficiel et la finalité ne font aucun doute. Pour autant, elle ne doit pas se contenter de dénoncer la manœuvre, car elle peut la retourner contre ses auteurs, en requalifiant les enjeux et en refusant de se placer sur le terrain erroné et dangereux choisi par le « ministre de l'identité nationale et de l'immigration ». Héritière des conceptions universalistes et progressistes de notre histoire, elle doit répondre aux incertitudes nationales et démontrer que la politique du gouvernement est fondée sur l'exaltation des différences, la compétition entre groupes et communautés, le creusement des inégalités. La devise de la République, liberté, égalité, fraternité est vidée de sa force propulsive.
 
Une crise d'identité ? Plutôt un manque de perspective d'avenir

    Nos concitoyens voient bien que cette opération est un dérivatif pour éviter le débat sur les sujets brûlants: le chômage, les difficultés sociales, la désindustrialisation, les inégalités croissantes, la fiscalité et l'endettement, la remise en cause des services publics, la montée de la violence... Ils veulent des solutions concrètes à leurs problèmes, mais ils s'inquiètent de l'avenir de leur pays et de leurs enfants,  ils regrettent la perte de cohésion de la société et l'affaiblissement de la transmission des valeurs républicaines -auxquelles ils adhèrent très majoritairement- et ils aspirent à un projet commun qui porte une vision d'avenir, une perspective de progrès.

    Car ils savent que l'identité nationale -si ce concept a réellement un sens- est d'abord la construction d'un espace politique autour de principes partagés, qui évoluent au cours du temps en s'enrichissant et autour d'une langue commune. Quand ce pacte n'est plus explicite, quand les promesses de progrès s'éloignent et que se creuse un fossé entre les principes et la réalité, le pays connait un lourd malaise et, d'une certaine façon, une crise d'identité.
 

La mondialisation libérale et la politique de Sarkozy menacent plus l'identité nationale que l'immigration

 

    Expliquer ce malaise et cette crise à partir de la question de l'immigration est inacceptable et erroné. En réalité, c'est plutôt la mondialisation libérale qui tend à contester et à remettre en cause les principes républicains, fondateurs de notre identité nationale. Ceux-ci se sont forgés au cours de l'histoire, se développant et s'élargissant, souvent grâce à l'apport décisif de la gauche. Ces éléments majeurs du pacte républicain, qui constituent l'identité française aujourd'hui, s'appellent :
- la devise de la République: liberté, égalité, fraternité ;
- les droits de l'homme et du citoyen ;
- l'Etat, qui incarne l'intérêt général, garantit la cohésion nationale, prépare et garantit l'avenir du pays ;
- le peuple souverain, qui entend maitriser son destin ;
- la délibération collective, contre le pouvoir personnel ;
- le droit du sol;
- la laïcité ;
- l'école publique et l'attention au développement et aux droits de l'enfant
- la protection et la sécurité sociale ;
- les services publics, acteurs essentiels de l'égalité et garants des biens communs, en particulier des ressources naturelles

    Qui ne voit que ces conceptions ont été mises à mal par la montée du libéralisme économique et la domination des conceptions anglo-saxonnes ?
   
    Nicolas Sarkozy avait d'ailleurs clairement annoncé, au cours de sa campagne présidentielle, qu'il fallait rompre avec le modèle social français. Il s'est fait depuis le chantre de ces thèses, en sapant d'autres piliers de cette identité ou en prétendant la rénover : remise en cause de la laïcité (discours de Latran, Loi Carle, accord Kouchner/Vatican ...) ; discrimination positive (tentative d'inscrire dans la constitution la reconnaissance des diversités !) ; accroissement de la dérive monarchique du pouvoir ; utilisation fréquente de propos « provocateurs », qui mettent à mal la vision humaniste que devrait promouvoir le chef de l'Etat. La Présidence de Nicolas Sarkozy est donc bien une menace pour l'identité française.

L'identité de la France, c'est la République

    Plus largement, le problème vient surtout du fait que nos valeurs républicaines s'incarnent de moins en moins dans le réel et ne semblent plus orienter l'évolution de la société française. Comment convaincre que la devise inscrite sur nos frontons est notre ambition commune, quand les inégalités sociales s'accroissent, le racisme s'installe, la promotion sociale est stoppée, certains quartiers dérivent en ghettos, quand se développent les privilèges pour certains et se multiplient les handicaps pour les autres, quand l'héritage et la fortune transmise comptent plus que le travail et le talent de chacun, quand le mauvais exemple vient du haut et que la République est sans cesse convoquée pour imposer des contraintes, des limitations et de moins en moins  pour favoriser l'émancipation de tous ! Certains enragent, d'autres se résignent. Le pays est désorienté.

    Il est évident que l'intégration des populations immigrées est plus difficile, si le pays doute de lui-même, perd ses repères  et ne se donne pas les moyens de la réussir.

La France n'est ni un territoire unique, ni une nation ethnique

Le choix du terme « identité » est contestable, car il privilégie une vision intemporelle et statique de la nation : approche partagée par ceux qui nient l'apport permanent des immigrés à notre pays et ceux qui valorisent la référence à la terre « éternelle ». Tenter de rattacher cette identité à la terre est d'ailleurs assez cocasse. De quelle terre parle-t-on ? Celle de Philippe Auguste? De Louis XIV, qui lui ajouta quelques provinces étrangères comme l'Artois ou le Roussillon? De Napoléon Bonaparte, qui crut pouvoir l'étendre à toute l'Europe? Des colonies, de l'Algérie d'avant 1962?....Cela n'a pas de sens. La France n'a jamais été une réalité achevée, une donnée figée de la nature et de l'histoire. Ni territoire ni « esprit d'un peuple », la France est, comme l'a rappelé Fernand Braudel, un résidu, un amalgame, des additions, des mélanges.


    Géographiquement, la France hexagonale est un carrefour entre des mondes  - continental, océanique, méditerranéen-, fait de centaines de micro-milieux, d'une mosaïque de paysages marqués par l'homme, lui-même contraint par la diversité des milieux. Il n'existe pas une France naturelle, mais des France géographiquement différentes. C'est encore plus vrai aujourd'hui, avec l'apport de l'outre mer.

    La réalité démographique et ethnologique est, elle aussi, complexe et artificielle, faisant cohabiter les trois principaux mondes de l'Europe occidentale: germanique, celte et méditerranéen. La population française est - sur notre continent - celle qui a le plus précocement et le plus complètement brassé les ethnies.

    Le pacte républicain est devenu le fondement déterminant de notre destin commun et le socle de l'unité de notre nation. C'est le 14 juillet 1790, au Champ de Mars, à Paris, que les représentants des provinces décidèrent de créer ce que Renan définissait comme "cette grande agrégation d'hommes, saine d'esprit et chaude de cœur, qui crée une conscience morale qui s'appelle une nation".

La gauche a une responsabilité historique

La France naît à chaque instant d'un contrat collectif et d'un combat permanent qui, s'il s'interrompait, ferait tout s'écrouler. Peut être cette «  fragilité » apparente inquiète-t-elle nos concitoyens, surtout lorsque personne n'éclaire plus l'avenir. Là est la tâche de la gauche.

    Elle a imposé l'égalité dans notre devise, alors que la droite l'a toujours contestée, en tentant, récemment encore, de lui substituer l'équité. Elle a promu la fraternité, en alliant reconnaissance des droits individuels, des droits fondamentaux avec l'indispensable solidarité, la mutualisation des risques, le brassage social. Elle a porté en permanence l'élargissement de l'idéal républicain à l'ensemble des champs de la vie collective et singulièrement dans l'économie et le social.

Elle a toujours occupé une place déterminante dans les combats pour la liberté, dont certains reprennent, hélas, une singulière acuité, comme celui pour la laïcité, l'humanisme ou le développement des libertés publiques. Quant à l'internationalisme, c'est un des grands apports de la gauche, qui n'a jamais confondu la nation et le nationalisme, l'amour de la patrie et le repli sur soi ou le rejet des autres. Elle sait que, lorsque le nationalisme s'installe dans notre pays, il s'affaiblit, il recule et les problèmes intérieurs, les difficultés sociales s'accroissent. Elle sait aussi que la citoyenneté française n'exclut en rien la revendication de participer à une citoyenneté européenne et même l'espérance d'une citoyenneté mondiale.

    L'épopée républicaine de notre pays n'est pas achevée. Elle constitue toujours un moteur  puissant pour nos concitoyens et elle conserve une force d'attraction indéniable dans le monde. On le voit bien, la crise et les bouleversements actuels requalifient  le modèle français, que le cycle ultralibéral a tant malmené. Y a- t- il dans notre pays une volonté politique suffisante pour engager cette reconquête ? Aurons-nous l'audace et le courage d'affronter le grand défi de l'égalité ?  Sans progrès vers l'égalité, le doute prendra le pas sur l'espoir. La gauche a, là, une responsabilité majeure et doit porter cette vision mobilisatrice de l'avenir. L'identité nationale a moins besoin de débat que d'action.
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /2009 12:11

Message de Bruno, délégué syndical central de COOPERL ARC ATLANTIQUE de Lamballe

 

Ne pouvant participer à la réunion, j’exprime mon accord avec l'initiative et la  démarche pour que, face à la déferlante des licenciements, les partis  politiques qui les représentent s'unissent pour une marche unie pour  l'interdiction des licenciements qui signifierait que les travailleurs  n'acceptent plus d'être sacrifiés pour assurer les profits ...

Et nous le voyons de plus en plus, pour exemple : La poste 33 000 postes supprimés l’année prochaine, Marrionnaud 704 suppressions, Mittal, Conti, et dans notre département Chaffotaux avec plus de 200 emplois supprimés.

Et pourtant chacun dans leurs entreprises,  ont fait, avec le soutien de la population, de leurs localités, tout ce qui était possible pour ne pas être jetés à la rue. Ils ont parfois réussi à arracher, de haute lutte, des primes de départ quelquefois non négligeables.

Mais ils ont perdu l’essentiel : leur emploi.

Il est temps de mobiliser tous le monde.

L’interdiction des licenciements passera par la mobilisation unie des travailleurs et de l’ensemble des organisations politiques se réclamant du mouvement ouvrier sur l’exigence, chaque jour plus urgente : interdiction des licenciements.

 

A nous, mes chers camarades, de nous battre.
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Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /2009 09:29


APPEL de L'Arc Républicain de Progrès*

POUR UNE CONVERGENCE NATIONALE ET RÉPUBLICAINE



  Le monde est plongé dans une crise systémique durable, celle du  capitalisme financier dominé par l'oligarchie états-unienne. En  Europe, la crise se traduit par une grave récession. Alors qu'on nous  parle de sortie de crise, le taux de chômage devrait dépasser 11,5 % dans l'UE et 11% en France. La crise va donc durer. Or le principe de "l'économie de marché ouverte sur le monde" imposé par Maastricht,  reprise par le Traité de Lisbonne et soutenu par tous les partis "euroconstructifs", de l'UMP au PS en passant par le MODEM et "Europe-Écologie", n'est pas un frein mais un puissant accélérateur du démontage des services publics, des protections sociales, de l'emploi industriel et agricole. En outre, l'Europe supranationale interdit aux peuples de disposer d'eux-mêmes pour explorer de nouvelles politiques économiques mettant l'efficacité économique au service de tous. En outre, totalement inféodé à l'Europe atlantique, Nicolas Sarkozy et les grands privilégiés qui le soutiennent, accélèrent leur "rupture"avec l'héritage progressiste de la France telle que l'ont façonnée les Lumières, la Révolution française et la vaste alliance constituée sous l'Occupation et à la Libération autour du Conseil National de la Résistance ;

Face au grave danger que l'Europe supranationale et le néolibéralisme mondialisé font planer sur la civilisation en général et sur la France en particulier, quelle alternative progressiste et républicaine dessiner pour notre peuple ?

Le 21 juin 2008, L'Arc Républicain de Progrèss'est constitué par l'alliance de plusieurs organisations dont les objectifs convergent. C'est une avancée significative dans la construction de l'alternative républicaine, patriotique, laïque, sociale et anti-impérialiste dont le peuple français a un besoin vital. L'ARP invite à s'inspirer de l'esprit de la Résistance et du large rassemblement populaire qu'elle réalisa. L'ARP appelle les citoyens à œuvrer à la réactualisation du Programme du Conseil National de la Résistance dont les principes gardent toute leur valeur.

En effet, la destruction de la France républicaine en tant qu'État et que nation, est en marche. Cette entreprise de démolition nationale est inlassablement tramée depuis la seconde guerre mondiale par un grand capital financier, dominé, depuis plus de 60 ans, par l'impérialisme états-unien. Puissamment relayé en France par une caste de privilégiés qui renient leur pays, l'impérialisme états-unien applique méthodiquement contre tous les peuples de la planète sa stratégie d'hégémonie mondiale, porteuse de guerres barbares. En dehors des périodes durant lesquelles le Général De Gaulle fut au pouvoir, avec ou sans ministres communistes, et pendant lesquelles il défendit l'indépendance nationale, le Parti américain accapare le pouvoir depuis la Libération en s'appuyant sur la majeure partie du grand patronat, de la finance et de leurs relais politiques et médiatiques. La création de l'OTAN par Washington, en alliance stratégique avec la RFA de même que leur pesée permanente en faveur de l'intégration européenne, ont créé les conditions d'une vassalisation des peuples européens. La mise en place imposée à marche forcée de l'Union Européenne néo-libérale et atlantique a conduit par étapes la France aux portes de la décomposition nationale que notre peuple connaît aujourd'hui.

Ainsi, dès les années cinquante, le nationalisme allemand renaissant, notamment à l'instigation de Jean Monnet, agent fédéraliste de Washington, soutint la politique des États-Unis et travailla à construire un condominium germano-américain sur l'Europe. Bien que dominée par les USA, cette alliance non exempte de contradictions a permis à Berlin d'imposer à la "construction européenne" le modèle politique de la RFA : l'Europe fédérale des Länder.

Pour accroître l'hégémonie US sur le monde, il s'agit maintenant pour les maîtres des USA et de l'UE de créer l'Union Transatlantique en fusionnant les USA et l'UE ; le prétexte en est le prétendu "choc des civilisations" qui justifie d'avance n'importe quelle guerre contre les peuples "non occidentaux". Ce projet "occidentaliste" passe par l'unification économique de l'UE et des USA prévue autour de 2015. Au service de ce projet impérial, l'OTAN, totalement pilotée par Washington, a entrepris d'accroître son contrôle de l'ONU, voire de se substituer à elle.

Or les partis et les politiciens qui défendent l'Europe supranationale, néo libérale et atlantiste, s'inscrivent dans cette logique de vassalisation, de trahison nationale, de reniement de la République et de la souveraineté populaire, de démontage de l'emploi productif et des savoirs-faire, des services publics et des acquis sociaux. Ainsi trahie par une bonne partie de ses "élites", la nation se délite sous les coups de l'oligarchie financière, du pouvoir sarkozyste, et de ses pseudo-opposants du PS, du MODEM ou d'Europe-Écologie, tous inféodés à la politique d'intégration euro-libérale supranationale sous pilotage germano-américain. Ainsi, nos acquis sociaux et nos services publics sont saccagés par la "rupture" sarkozyste, que D. Kessler, conseiller du MEDEF, félicite ouvertement de "démanteler le programme du CNR" (Challenge, novembre 2007). Non seulement les acquis de 1945 sont peu à peu anéantis (retraites par répartition, remboursements maladies, indemnités chômage, statuts, nationalisations, logement social...), mais les services publics sont privatisés, asphyxiés ou liquidés (Éducation nationale et Université, Recherche, Hôpital public, Poste, EDF-GDF, France Télécom, Caisse d'épargne, SNCF...). Jusqu'à la création et au patrimoine culturels qui sont soumis à la loi du profit immédiat et de l'américanisation totalitaire des esprits !

- La laïcité républicaine définie par la loi organique de 1905 est dévitalisée par un pouvoir qui d'une part, valide les diplômes religieux et s'acharne contre l'école publique et ses personnels et d'autre part, assure la promotion du communautarisme ethnico-religieux.

- Les libertés démocratiques sont étouffées par un État policier au service des puissants. Pour courtiser l'extrême droite et faire diversion à la désintégration euro-libérale de la nation, le pouvoir s'acharne sur les ouvriers immigrés au lieu d'humaniser leur accueil, d'œuvrer au développement équilibré et autocentré des ex-colonies françaises et à la gestion humaine et rationnelle des flux migratoires.

- Le droit du peuple français à disposer de lui-même, est vidé de sa substance par le traité de Lisbonne qui officialise sans le dire la constitution européenne rejetée par le peuple souverain en mai 2005.

- Le français, Langue officielle de la République, bien commun des citoyens, langue internationale de culture, ciment de la francophonie, est refoulé sur notre propre sol par la politique du "tout-anglais".

- Au droit de notre pays de disposer d'une défense nationale et d'une politique étrangère indépendantes se substitue l'alignement systématique sur les ambitions impériales des États-Unis. Nicolas Sarkozy a obligé l'armée française, dont les régiments garde-frontière sont démantelés, à se soumettre la suzeraineté des dirigeants étasuniens en rejoignant le commandement intégré de l'OTAN sous leur tutelle.

- Notre emploi productif est saccagé: l'industrie est dépecée par les délocalisations, par la mise à mort du secteur public industriel ; nos savoirs-faire tendent à disparaître ; nos agriculteurs, vignerons, producteurs laitiers et autres marins-pêcheurs sont soumis par les grandes surfaces à une concurrence déloyale ; au nom du libre-échange européen et mondial, les salariés de l'industrie, le monde agricole, les agents publics, les chercheurs, les créateurs, les artisans, petits commerçants et dirigeants de PME sont voués à la précarité dans un pays
de plus en plus voué à la finance, au tout-tourisme et au camionnage de produits faits ailleurs !

Si les choses continuent ainsi, non seulement notre pays deviendra invivable pour la majorité de ses habitants, non seulement il se transformera en Eldorado pour une minorité d'oligarques, mais il ne sera bientôt plus qu'une expression géographique. Car que serait la France sans son indépendance politique, sans sa langue, sans ses services publics, sans son industrie et son agriculture, sans sa voix originale dans le monde pour faire pièce aux Empires qui mènent l'humanité aux aventures militaires, au saccage écologique et aux crises à répétition, au nom d'une quête sans limite de la rentabilité financière ?

Or face à ce danger mortel, plus insidieux mais pas moins grave que celui qui menaçait la France voici soixante-dix ans, l'"opposition" officielle étale son incurie. Car la plupart des "opposants" à Sarkozy partagent le fond de sa politique : il n'est que de voir que des "socialistes français" dirigent le FMI et l'OMC ! En effet, les états-majors qui disent combattre Sarkozy, servent comme lui l'inhumaine "intégration européenne" ; pour protéger cette construction antisociale, antidémocratique, atlantique et totalitaire, ces faux opposants promeuvent le mensonge de l'"Europe sociale" (sic). Comme si la "construction européenne" n'était pas tournée de A à Z contre les peuples, et spécialement, contre le monde du travail de chacun de nos pays. Comme si l'UE, structurellement intégrée à l'OTAN, n'était pas un dangereux Empire tenté par une expansion sans fin et menaçant les peuples de l'Est et du Sud.

* Le rétablissement de la souveraineté populaire, la nécessaire construction d'une alternative progressiste, impliquent au contraire d'affranchir la France de l'UE, de l'OTAN et du processus d'Union Transatlantique ; pour cela il faudra prendre appui de manière actualisée sur le programme du CNR pour renouer avec la démocratie, la souveraineté populaire et l'indépendance nationale qui seules permettront à nouveau le progrès social. Cette vision patriotique et républicaine d'une France à nouveau libérée, implique la dénonciation de tous les traités européens supranationaux. De vraies coopérations mutuellement avantageuses deviendront alors possibles entre peuples égaux et souverains comme le montre /l'Alternative Bolivarienne des Amériques/ qui fédère de nombreux pays latino-américains sur des bases progressistes.*

Notre peuple saisit de mieux en mieux le sens mortifère de la construction européenne néo-libérale. Non seulement, le monde du travail et la jeunesse de France résistent de mille manières sur les terrains social et civique, mais ils ont refusé la constitution européenne en 2005, étape majeure vers le fédéralisme européen. Par son abstention massive aux élections européennes, le peuple de France a manifesté son rejet de la "construction européenne" des traités supranationaux. Il aspire en réalité à une alternative politique radicalement neuve qui,
balayant ces dirigeants naufrageurs qui sabordent notre pays, imposerait un tournant vers une République sociale, souveraine, laïque, une et indivisible, fraternelle envers tous les peuples du monde.

C'est pourquoi L'Arc Républicain de Progrès appelle à


- Lutter pour que la France s'affranchisse totalement de l'Union européenne dictatoriale et de la tutelle de l'OTAN* sur la politique extérieure et militaire de notre pays ;

- Prendre appui sur les grands principes du programme du CNR pour mettre en place un programme alternatif de reconstruction nationale et sociale.* Quitte à affronter les grands intérêts privés dominants, il est possible, en les actualisant, de remettre au centre de notre projet national les orientations cardinales suivantes qui structuraient le programme du CNR ou s'en inspirent :

· Défendre l’indépendance et la souveraineté nationales en tous domaines : international, militaire, économique et social, financier et monétaire, juridique, linguistique, etc. ;

· Remise en place d'un large secteur public et nationalisé qui sera géré démocratiquement dans les domaines industriel, bancaire et de services ; ce secteur public permettra à la nation de maîtriser son développement, de relancer l'emploi, de réduire les inégalités, de soutenir les PME et le "produire en France" pour échanger avec le monde entier, d'aider au développement des pays du Sud ;

· Politique nationale de développement industriel dans le respect des équilibres écologiques, de souveraineté alimentaire et agricole, de planification du développement territorial pour réduire l'écart entre les régions au rebours de la politique d'euro-régionalisation qui casse les communes et les départements ;

· Liberté de la presse et son indépendance à l'égard de l'État, des puissances de l'argent et des influences étrangères. Pleine liberté de pensée, de conscience et d'expression ;

· Développement des libertés démocratiques, de la laïcité institutionnelle et scolaire, lutte contre le racisme et le communautarisme, égalité entre les deux sexes, élargissement des libertés syndicales, remise à l'honneur des valeurs antifascistes et républicaines de la Résistance ; Inviolabilité du domicile et de la correspondance y compris électronique) ;

· Développement des services publics (école, recherche, santé, équipement, transport, poste et télécommunications, énergie, services à l'enfance et à la vieillesse, etc.) ;

· Élargissement des droits des travailleurs et des libertés syndicales ; extension de la démocratie citoyenne à tous les niveaux, y compris à l'entreprise ; participation des travailleurs à la direction de l'économie ;

· Priorité à la santé, à la recherche scientifique, reconstruction de l'Éducation nationale et de l'Université pour une éducation laïque, publique et de qualité pour tous ; renaissance du CNRS sur les bases de principe de sa fondation ;

· Politique étrangère et de défense indépendante rejetant tous les impérialismes ; Politique active en faveur d'un monde multipolaire exclusif de toute hégémonie, rejet du prétendu "Droit d'ingérence" des États impérialistes ;

· Refus de la mainmise de l'OTAN et des USA sur l'ONU qui devra être réformée, la France préservera sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité en refusant de la céder à l'UE ;

· Rétablissement du lien armée-nation en particulier par le rétablissement d'un service militaire de conscription à fort contenu civique et républicain, non séparé de l'armée de métier et comportant un fort potentiel technologique, instauration d'un service civil alternatif ;

· Protection prioritaire de la vieillesse, de la petite enfance, droit au logement décent pour tous ;

· Coopération avec tous les pays du monde, et notamment, sur une base de respect mutuel, avec les pays de la francophonie et plus particulièrement avec les ex-colonies de la France en excluant tout relent de néo-colonialisme ;

· Politique culturelle dynamique, mettant au premier plan la défense et la promotion de langue française en France et dans le monde, sans négliger le patrimoine national que constituent les langues régionales, dont la sauvegarde légitime ne doit pas servir de prétexte à la promotion de "l'Europe des régions" et du fédéralisme au détriment du cadre national républicain.

En pratiquant cette politique, non seulement notre pays ne s'isolerait pas, mais il obtiendrait de nouveau la sympathie de tous les peuples qui refusent la domination mondiale d'un modèle de société étouffant et délétère. Comme ce fut le cas lorsque la France des Lumières portait les espoirs du monde, il ne s'agit pas seulement de défendre l'existence et les droits du peuple français, il s'agit d'agir pour que l'humanité toute entière ne sombre pas dans un totalitarisme global d'autant plus insidieux qu'il prétend abusivement se parer des couleurs de la démocratie et des droits de l'Homme.

                                                                                                                          Paris le 10 octobre 2009.

L'ARC RÉPUBLICAIN DE PROGRÈS rassemble aujourd'hui :

Le  Comité Valmy ,
le Pôle de Renaissance Communiste en France,

le Collectif Républicain des Gaullistes de Gauche ,

Résistance et Renouveau Gaulliste, 

le Rassemblement des Citoyens pour la République.

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Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /2009 10:04
Désolant: "les chiens" disait François Mittérand lors du suicide de son ancien Premier Ministre Pierre Bérégovoy , a propos des journalistes.
Aujourd'hui cette sale affaire lancée par le FN et relayée par la presse juste avant les  élections régionales est un coup dure pour la démocratie. Pire certains élus de gauche et je le regrette ont joué avec cette offensive populiste, comme le dit le maire de Paris(pour une fois je suis d'accord avec lui).
Tout celà est minable.
La politique ne se retrouve pas grandie  dans tout celà , Il en va de même au niveau local quand certaines critiques s'attaquent à la tenue vestimentaire des uns et des autres par manque d'arguments ou censure des propos  sur des blogs ou des communiqués (dans les journaux) .
Drole de démocratie !

Gilles Boulin

Délégué POI LAMBALLAIS
 
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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /2009 10:10

Communiqué de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE)    réunie en coordination régionale Bretagne

 

La rentrée sociale et politique se déroule dans un contexte de crise. Contrairement à ce que certains voudraient nous faire croire, nous n’en sommes pas sortis. La multiplication des plans sociaux, des fermetures d’entreprises, l’accélération du réchauffement climatique  sont là pour nous rappeler l’urgence de solutions à la hauteur des enjeux.

 

La Fédération pour une alternative sociale et écologique est un mouvement politique

- qui regroupe des citoyens et des organisations : Alternatifs, Alternative Démocratie Socialisme, Alter-Ekolo, Communistes Unitaires, Collectifs  unitaires anti-libéraux, Utopia

- qui se fixe pour objectif de rassembler les forces de la gauche de transformation sociale

- qui veut être une passerelle vers une nouvelle force politique où se confrontent diverses cultures, alter-mondialiste, communiste, écologiste, socialiste, auto-gestionnaire etc. et  où se construisent une culture politique commune  et de nouvelles pratiques politiques.

 

La FASE sera partie prenante des mobilisations sociales de la rentrée, notamment celle du 3 octobre contre le changement de statut de la poste et sa privatisation. Pour chaque mobilisation - droits des femmes, services publics, santé, emploi, climat, droits des migrants etc. - les militants de la FASE auront le souci de travailler un projet alternatif de société avec celles et ceux qui se mobilisent.

 

La FASE entend aussi être partie prenante de la bataille des élections régionales pour rassembler la gauche de transformation sociale et écologique. Nous considérons qu’il s’agit d’une condition indispensable pour battre la droite, et faire de la région un véritable outil de lutte contre les politiques libérales de mise en concurrence des hommes et des territoires. Nous voulons une région solidaire en son sein, solidaire avec les autres régions en France, en Europe, dans le monde.

Pour cela, La FASE

- sollicitera dans les jours à venir les forces de transformation sociale et écologique dont le Front de gauche et le NPA, pour des rencontres afin d’envisager avec elles les possibilités de liste commune de la gauche de transformation sociale au 1er tour des élections régionales

- propose la tenue dans les départements, d’ateliers citoyens pour élaborer un programme régional avec des acteurs de la vie syndicale, associative et citoyenne, avec toutes celles et ceux qui souhaitent s’associer à cette démarche, et se fixe l’objectif de faire une synthèse régionale en décembre

- propose la tenue d’une grande rencontre publique régionale en janvier.

 

Pontivy, le 5 septembre 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

        
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