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Jeudi 5 novembre 2009

Courte majorité UMP-PS contre la figure révolutionnaire de Robespierre

Georges SARRE et Michel CHARZAT, avec le soutien des groupes MRC et apparentés, Communiste et élus du Parti de Gauche, et de quelques élus socialistes et verts, ont proposé au Conseil de Paris de donner le nom de Robespierre à une rue de la capitale. Une courte majorité UMP-PS a rejeté cette initiative, après une intervention d'une rare mauvaise foi et d'une rare violence de M. BOURNAZEL pour l'U.M.P.. Le Maire de Paris avait demandé un avis défavorable de l'exécutif. Le Président du groupe socialiste avait toutefois laissé une liberté de vote à son groupe.



Après le vote du Conseil de Paris, Georges SARRE est allé visiter l'exposition consacrée à la Révolution française au musée Carnavalet, et saluer la mémoire de Robespierre, comme on le voit sur cette photo.
Après le vote du Conseil de Paris, Georges SARRE est allé visiter l'exposition consacrée à la Révolution française au musée Carnavalet, et saluer la mémoire de Robespierre, comme on le voit sur cette photo.

Intervention de Georges SARRE


"Chers collègues,

Clemenceau avait l’habitude de dire « la Révolution forme un bloc ». Oui, toutes ces femmes et ces hommes méritent d’être respectés et honorés.

J’ai observé qu’aucune rue de Paris ne porte le nom de Robespierre. Ce n’est pas un oubli. C’est un choix. Mais pourquoi ?

Qui est Robespierre ? La caricature du bourreau sanguinaire à laquelle seuls les piètres connaisseurs de la Révolution peuvent encore croire ?

Non ! Robespierre, c’est d’abord un révolutionnaire pétri des idéaux de la philosophie des Lumières.

Robespierre, c’est un député du Tiers Etat, qui se bat pour le suffrage universel, le droit de vote des juifs et des gens de couleur, l’abolition de l’esclavage !

Robespierre, c’est l’un des principaux rédacteurs de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen !

Alors que lui reproche-t-on ? D’avoir agi face à la contre-révolution, d’avoir encouragé l’insurrection populaire ?

D’avoir soutenu des mesures d’exception quand la République était menacée, en particulier par le soulèvement de Vendée ou de Lyon ?

Je n’ai pas le temps d’aller plus loin, chers collègues. Mais de grâce, ne m’opposez pas les poncifs qui circulent : il est établi désormais que Robespierre n’était pas le dictateur qu’on caricature pour mieux jeter l’opprobre sur les idéaux révolutionnaires et républicains qu’il portait.

J’en veux pour preuve qu’il refusa, à la veille de sa mort, de mobiliser les sections, lorsqu’il était détenu à l’Hôtel de Ville, car il refusait de « sortir de la légalité ».

Jean Jaurès, dans son Histoire Socialiste de la Révolution française, écrit , devant le tribunal de l'Histoire : "je suis avec Robespierre et je vais m'asseoir avec les Jacobins".

Je conclurai en vous exprimant par avance ma surprise, si d’aventure notre Conseil récusait Robespierre, alors que nous avons donné le nom de Jean-Paul II à une place de Paris !

Enfin, et puisque nous parlons des idéaux de la République, je vous rappelle la collecte en faveur des salariés de Continental, qui sera aussi un bon baromètre de la gauche parisienne.

Je vous remercie./"

Mercredi 30 Septembre 2009

Par comité local Lamballais du POI
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Lundi 5 octobre 2009

DECENTRALISATION

Réforme territoriale : les volets institutionnel et électoral seront présentés à la mi-octobre

Alain Marleix, secrétaire d'Etat à l'Intérieur et aux collectivités territoriales, a confirmé, le 2 octobre, devant la 20e Convention nationale de l'ADCF, à Chambéry, que le projet de loi de réforme territoriale sera examiné par le Conseil des ministres «dans la seconde quinzaine d'octobre». Le Sénat devrait entamer la discussion de ce texte en décembre. Son président, Gérard Larcher, évoque une adoption définitive du projet par le Parlement en «juillet 2010», le texte ne faisant pas l'objet d'une procédure accélérée, conformément au souhait des parlementaires.

Ce premier texte traitera du volet institutionnel de la réforme avec la création des conseillers territoriaux, celle des métropoles et des dispositions relatives à l'achèvement et à la démocratisation de l'intercommunalité, le gouvernement ayant reporté les dispositions relatives aux compétences et aux financements croisés à deux ans.


Conseillers territoriaux
Le ministre a précisé que ce premier projet de loi «ne comprend pas de dispositions électorales, celles-ci figurant dans un texte distinct qui sera examiné concomitamment par le Conseil des ministres» en octobre. Ce second texte fixera les modalités d'élection des futurs conseillers territoriaux -qui implique de redécouper les cantons- et réduira le mandat des conseillers régionaux élus en mars 2010 et celui des conseillers généraux élus en 2011 afin de permettre l'élection commune des conseillers territoriaux en mars 2014.

Le mode de scrutin des 3.000 conseillers territoriaux «combinera un scrutin uninominal à un tour dans le cadre de ces cantons redessinés afin d'assurer la représentation des territoires dans leur diversité, notamment les territoires ruraux, ainsi qu'une dose de scrutin de liste proportionnel afin d'assurer la représentation de l'ensemble des sensibilités politiques», a précisé Alain Marleix.

Intercommunalité : pas d'accélération du calendrier
Concernant l'achèvement de la carte intercommunale, le ministre a rappelé qu'elle était fondée « sur un dispositif d'adoption d'ici à 2012 et de mise en œuvre d'ici à 2014 d'un schéma départemental de la coopération intercommunale communale». Il n'a pas mentionné une accélération du calendrier alors que l'AdCF demande d'achever la carte d'ici à la fin 2011 afin que les élections municipales de 2014 ne retardent pas ce chantier, le président du Sénat évoquant la fin 2012.

Répondant à l'inquiétude des élus communautaires concernant les modalités de répartition des sièges entre communes membres d'un groupement, Alain Marleix a admis la difficulté de concilier la représentation des petites et moyennes communes membres et la réalité démographique de certains EPCI. «Les débats parlementaires nous permettrons à coup sûr de trouver le bon équilibre», a-t-il indiqué.
La création de communes nouvelles, qui permettra la fusion d'EPCI existants ou d'une partie des communes membres d'un EPCI, sur la base du volontariat, comportera «un dispositif financièrement incitatif, a par ailleurs précisé le ministre. Les anciennes communes pourront perdurer en tant que communes déléguées, avec un maire délégué, une mairie et éventuellement un conseil».

Réforme des valeurs locatives
Alain Marleix a confirmé qu'il reviendra au Parlement de fixer, lors des débats budgétaires, les modalités de la compensation liée à la suppression de la TP, pour chaque niveau de collectivité territoriale. Le projet de loi de finances pour 2010 prévoit d'affecter au «bloc communal» (communes-EPCI) un «panier fiscal» avec plusieurs composantes: la cotisation locale d'activité (CLA, part foncière de la nouvelle cotisation économique territoriale), la taxe sur le foncier bâti en y intégrant la part régionale, la taxe sur le foncier non bâti (TFNB) en y ajoutant la part régionale et départementale, la taxe d'habitation en y intégrant la part départementale et enfin la taxe additionnelle à la TFNB. «Je n'ignore pas que le souhait exprimé par toutes les associations du bloc communal de percevoir une fraction de la cotisation complémentaire au profit des intercommunalités à fiscalité propre. (...) Le gouvernement est ouvert sur cette option notamment lors du débat parlementaire comme il est ouvert à une discussion sur le «panier fiscal» des départements», a souligné le ministre.
Il a également indiqué que la réforme de la fiscalité locale «rendra d'autant plus nécessaire une réforme des valeurs locatives cadastrales qui concentrent aujourd'hui toute l'iniquité de la fiscalité locale pour les Français. Le Président de la République a donc demandé la mise en œuvre de ce chantier».

Source : courrier des maires.fr

 

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Lundi 5 octobre 2009
Plus de deux millions" de personnes ont participé à la votation citoyenne sur l'avenir de La Poste achevée ce week-end, a affirmé dimanche le comité organisateur, qui a exigé "le retrait" du projet de loi transformant l'entreprise publique en société par actions à capitaux publics.


"Avec un chiffre définitif de plus de deux millions à l'échelle nationale et plus de 10.000 points de vote, cette votation est un succès historique", a noté dans un communiqué le comité qui regroupe une soixantaine de partis, associations et syndicats (pas la CFDT).

Et maintenant, un référendum officiel?

"Nous attendons évidemment du gouvernement qu'il décide le retrait du projet de loi et qu'il lance un débat national dont le point d'orgue serait un référendum officiel", a ajouté le comité dans ce communiqué.

Jean-Luc Jacques (CFTC Poste) a indiqué à l'AFP qu'"on s'orientait vers une autre journée nationale de mobilisation qui pourrait prendre la forme d'une manifestation un samedi", Pierre Khalfa (Solidaires) confirmant qu'une "manifestation un samedi n'était pas exclue pour permettre à la population de s'exprimer". La décision reviendra au comité.

Des personnes votent dans le cadre de la votation citoyenne sur l'avenir de la Poste, le 30 septembre 2009, à Tourcoing.

AFP/Philippe Huguen

Des personnes votent dans le cadre de la "votation citoyenne" sur l'avenir de la Poste, le 30 septembre 2009, à Tourcoing.

Répondant aux accusations de "manipulation" venant de l'UMP, notamment de son porte-parole Frédéric Lefebvre auquel la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a emboîté le pas, le porte-parole du comité, Nicolas Galepides (Sud-PTT), avait auparavant déclaré que "son interlocuteur était le président de la République".

Selon le communiqué, "dans tous les départements, dans tous les quartiers, les taux de participation ont largement dépassé les attentes des organisateurs, preuve de l'intérêt de la population pour le service public postal".

"Avec une écrasante majorité en faveur du refus du changement de statut, le principal enseignement de cette consultation est le souhait de nos concitoyens de participer au débat sur le service public postal. Ils veulent pouvoir exprimer leur point de vue sur ce sujet déterminant pour l?avenir, comme ils l?ont fait toute cette semaine au travers de la votation citoyenne", ont ajouté les organisateurs.

La Constitution prévoit que le président de la République peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur des réformes relatives à la politique économique et aux services publics qui y concourent.

Le droit au référendum d'initiative populaire, introduit en 2008, n'est en revanche pas possible, faute de texte d'application, en l'espèce une loi organique.

Une personne vote le 3 octobre 2009 à la mairie de Toulouse dans le cadre de la votation citoyenne sur l'avenir de La Poste.

AFP/Remy Gabalda

Une personne vote le 3 octobre 2009 à la mairie de Toulouse dans le cadre de la "votation citoyenne" sur l'avenir de La Poste.

L'UMP a dénoncé dimanche la "pantalonnade orchestrée par une minorité rassemblant certains syndicats et associations de gauche".

"Ce précédent fâcheux par son caractère anti-démocratique et mensonger ne visait (...) qu'à semer le trouble et le doute dans l'esprit des Français sur un sujet majeur impliquant directement l'avenir de notre poste, celle de ses 300 000 salariés et donc de l'ensemble de notre pays", écrivent dans un communiqué le porte-parole adjoint, Dominique Paillé, et la secrétaire nationale, Danièle Giazzi.

"Sans aucune existence juridique, cette "votation", réalisée au mépris des règles démocratiques élémentaires, sans contrôle, sans liste d'émargement, sans légalité aucune, n'est rien de plus qu'une tentative désespérée de mobilisation d'une gauche liquéfiée", ajoutent les deux responsables.

"Elle prouve que la gauche n'aime pas nos entreprises publiques, qui méritent un meilleur traitement et plus de respect que cette mascarade".

source: l'Express.fr

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Vendredi 2 octobre 2009
Concernant le projet de loi  sur l’avenir de la Poste et suite à l'ouverture de la mairie de Lamballe le samedi 3 octobre pour permettre aux opposants de s'exprimer.
Pourquoi ne pas oser contrecarrer   l'Europe , en posant la question du retrait de la loi de transposition de la directive postale mettant fin au monopole de La Poste, adoptée au Conseil des ministres du 29 juillet 2009 qui devrait être soumise au vote de L'assemblée nationale ?


 Pourquoi 
ne pas  exiger le retrait de ce projet de loi ?  Nous voulons garder nos communes . Cette loi  est la continuité d'une politique de destruction des services publics de proximité entamée depuis bien longtemps par tous les gouvernements en place. Nous, les citoyens, nous devons dire Non et relever la tête . La mutation de la société se fera avec nous, il faut oser et dire NON!


Au delà de toutes  les sensibilités politiques confondu
es, nous voulons garder nos communes rurales .


En vue de la votation du 3 octobre, les conseils municipaux pourraient adopter une motion dans ce sens et appeler la population à les soutenir. (Certaines municipalités, on déjà effectué cette démarche).


Gilles Boulin

Président du Comité Gavroche

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Jeudi 1 octobre 2009
 

Au nom de la mixité sociale, la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville défend son maintien dans le logement HLM que lui loue la ville de Paris.

Par lettre recommandée du 10 septembre, la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) a demandé à Fadela Amara de résilier le bail de l'appartement de 55 mètres carrés qu'elle loue dans le XIIIe arrondissement. Sa qualité de ministre serait incompatible avec l'occupation d'un logement social. La secrétaire d'Etat à la Politique de la ville réplique dans L'Express.

La Régie immobilière de la Ville de Paris a demandé à Fadela Amara de résilier le bail de l'appartement de 55 mètres carrés qu'elle loue dans le XIIIe arrondissement.

j.-P. Guilloteau/l'express


La Régie immobilière de la Ville de Paris a demandé à Fadela Amara de résilier le bail de l'appartement de 55 mètres carrés qu'elle loue dans le XIIIe arrondissement.


Vous occupez un deux-pièces qui pourrait revenir à une famille modeste, pourquoi restez-vous?


Je n'ai pas honte de mon quartier ni de mes voisins. J'ai grandi dans un quartier populaire. Parce que je suis ministre, je devrais renier mes racines ? Dans l'immeuble, il y a un écrivain, une policière, des retraités, des Asiatiques, la France que j'aime, la République métissée. C'est justement parce que je défends la mixité sociale que je me dois de rester. Sur le principe, on peut en discuter, mais ce que je trouve fou dans cette histoire, c'est qu'on organise, de fait, des quartiers de riches et des quartiers de pauvres.


Vous avez les moyens de déménager...


Il m'a fallu trois ans pour obtenir ce logement HLM à l'époque où j'étais présidente de Ni putes ni soumises. En 2007, dès mon entrée au gouvernement, j'ai tenu à régulariser ma situation. Mes services ont envoyé un courrier à la RIVP dans lequel je proposais de payer un surloyer. Or, l'appartement étant à loyer libre, la loi ne le permet pas.


Que comptez-vous faire ?


J'ai répondu le 23 septembre au président de la RIVP. Cela ne sert à rien de jeter des noms en pâture. Mon exemple doit servir à engager un débat de fond sur la mixité dans le parc social. Il faut que le politique s'en saisisse : doit-on faire de la ségrégation sociale un principe dans l'attribution des logements ? Casser les ghettos, cela signifie les changer, non les fuir
.

Source ;Express.fr

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