Communiqué du POI National

Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 15:31

 

PARTI-OUVRIER-INDEPENDANT
87 rue du Faubourg-Saint-Denis
75010 PARIS
Tél. : 01.48.01.85.85

mail: poi@fr.oleane.com Site:www.parti-ouvrier-independant.com

 

Le POI exige la relaxe des six syndicalistes de Continental !

Unité pour l’interdiction des licenciements !

 

Six travailleurs et syndicalistes de Continental Clairoix ont été condamnés, en première instance, à des peines de trois à six mois de prison avec sursis et au remboursement du montant des dégâts constatés lors de la manifestation qui s’est déroulée le 21 avril 2009 à la sous-préfecture de Compiègne

 

Contrairement à l’engagement qu’il avait pris dans les accords de fin de conflit, le ministère de l’Intérieur n’a pas retiré les deux plaintes déposées.

 

Le Parti ouvrier indépendant dénonce de telles pratiques, qui relèvent du complot contre des travailleurs jetés à la rue par des patrons avec le soutien de l’Etat alors que sa vocation devrait être de leur procurer du travail et d’interdire les licenciements.

 

Les six travailleurs et syndicalistes condamnés doivent passer en appel le 13 janvier 2010 devant le tribunal d’Amiens .

Le Parti ouvrier indépendant, qui sera aux côtés des travailleurs injustement poursuivis comme il l’a été depuis le début, condamne toute répression contre des ouvriers, a fortiori contre des syndicalistes. 

 

Les vrais, les seuls responsables sont les spéculateurs qui licencient ou font licencier, ainsi que les représentants de l’Etat qui refusent d’intervenir pour empêcher les plans de licenciement, condamnant ainsi des milliers de travailleurs à la précarité et à la misère.

 

Le Parti ouvrier indépendant réaffirme, comme les délégués de 240 entreprises l’on affirmé le 28 novembre dernier en se rassemblant devant l’Assemblée nationale, que la seule solution, c’est l’interdiction des licenciements et le travail pour tous.

 

Pour le Parti ouvrier indépendant, le préalable que devrait affirmer tout élu, toute organisation se réclamant de la défense des intérêts ouvriers à la participation aux états généraux de l’industrie (présidés par un patron qui a imposé des milliers de licenciements dans sa propre entreprise afin d’augmenter ses profits) est l’obtention de la garantie qu’il n’y aura plus de licenciements et que tous les emplois et tous les sites seront maintenus !

 

Le Parti ouvrier indépendant apporte son soutien aux travailleurs de Continental et exige la relaxe des six condamnés en première instance.

 

Le POI informe que son comité départemental de l’Oise appelle ses adhérents et sympathisants à se joindre au rassemblement organisé en solidarité avec les ouvriers inculpés, le 13 janvier prochain à 11 heures, pour obtenir  la levée des sanctions frappant des ouvriers jetés à la rue.

 

Levée des condamnations des syndicalistes de Continental !

Plus que jamais : unité pour l’interdiction des licenciements !

 

 

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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /2009 17:36

Afghanistan!


Au moment où le 31e soldat français meurt en Afghanistan, les bombardements de l'Otan tuaient 90 civils, dont de
nombreux enfants afghans.

De toutes parts, les interventions des troupes étrangères ont été justifiées au nom de la

démocratie qu'il fallait apporter à ce pays. C'est donc avec étonnement qu'on apprend que le président Karzai, soutenu par l'Otan, a été élu dans un scrutin auquel ont participé... 17 millions d'électeurs, alors que le pays ne comporte que 12

millions de citoyens en âge de voter.

Comme il n'a cessé de le faire depuis sa fondation, le Parti ouvrier indépendant (POI) condamne cette guerre dont le seul objectif est de garantir les intérêts capitalistes, américains et européens.

- Retrait immédiat des troupes françaises d'Afghanistan et de toutes les troupes étrangères !

- Pas d'engagement de la France dans la défense des intérêts des grandes multinationales, notamment américaines.

Ces intérêts ne peuvent être confondus avec ceux de la majorité du peuple américain, et celui-ci s'est prononcé àplusieurs reprises contre l'intervention militaire.


Liberté, indépendance et souveraineté pour le peuple afghan, en vertu du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes
!

14 septembre 2009

Parti Ouvrier Indépendant (POI)

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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /2009 19:13

NON à la taxe « carbone »

Le 28 juillet 2009, Michel Rocard a remis à Jean-Louis Borloo le  
rapport de la commission d’experts qu’il présidait sur la contribution  
climat-énergie, dite « taxe carbone ».
Le Président de la république vient d’annoncer la mise en ouvre de ses  
conclusions dès 2010 par l’instauration d’une taxe sur le chauffage et  
les transports des ménages.
L’inquiétude sur les effets des émissions des gaz à effet de serre est  
certes légitime. Mais qui est responsable de cette situation ? S’agit-
il d’une fatalité liée à l’activité humaine ? Ou bien s’agit-il, au  
même titre que la destruction de centaines de milliers d’emplois, des  
effets de la crise du système capitaliste pour qui les cours de la  
Bourse sont infiniment plus importants que l’état de la planète ?
Dans une dépêche de l’AFP (31 juillet) on apprend que « la distance  
pour se rendre à un commerce ou une école a augmenté respectivement de  
29% et 22%, le temps de 17% entre 1994 et 2008…. Les distances  
domicile travail continuent de s’allonger, de même que la durée des  
transferts  »
N’y a-t-il aucun rapport entre ces chiffres et la suppression massive  
d’écoles, de services publics, de gares, de lignes de chemins de fer,  
de transports publics, entre ces chiffres et les mutations forcées ?
Au-delà de cette hypocrisie qui tend à culpabiliser chacun d’entre  
nous, qui met sur le même plan le salarié et les grands groupes  
pollueurs, dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat généralisée  
la taxe carbone est une véritable attaque contre les travailleurs et  
la population.
Elle est aussi pour le gouvernement un moyen de mettre en œuvre sa  
politique de suppression de la taxe professionnelle au bénéfice des  
grands groupes capitalistes.
Alors que le gouvernement a su trouver 420 milliards d’euros pour  
renflouer les banques et les spéculateurs, le Parti ouvrier  
indépendant condamne fermement cette nouvelle taxe qui ne peut que  
contribuer à aggraver les difficultés de la population.

Adopté par le BN le 12 septembre 2009

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Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /2009 19:13

Chers amis, chers camarades,
Un peu plus de quatre mois se sont écoulés depuis notre Conférence ouvrière européenne des 7 et 8 février 2009.
Quatre mois qui ont pleinement confirmé l’appel d’alarme que nous avions lancé, pour le combat commun, sur tout le continent, pour l’interdiction des licenciements et la rupture avec l’Union européenne.
Nous voudrions vous livrer ces quelques faits, que vous nous avez transmis ces dernières semaines.
Tout d’abord le véritable séisme du 7 juin, lors des élections au « Parlement européen », et qui ont vu, dans tous nos pays, s’exprimer le rejet de l’Union européenne et de ses institutions, par une abstention ouvrière et populaire massive.
Des camarades de Roumanie nous indiquent ainsi que si le taux d’abstention moyen dans le pays s’est élevé à 75%, il a été de 90% dans les quartiers ouvriers de Bucarest. Un phénomène commun à tous les pays – comme l’a notée, pour la France, la déclaration de notre parti, le POI, qui indique que «  le peuple travailleur n’a pas suivi ceux qui voulaient lui faire croire que cette élection pouvait constituer (combinée avec les journées d’action « saute-mouton ») une étape dans le combat qu’il aspire à mener en se rassemblant dans l’unité avec les organisations ouvrières contre le gouvernement. »
Des militants ouvriers de Hongrie nous signalent que – avec un taux d’abstention de 65% - les partis (Parti « socialiste » et Parti libéral) qui, au gouvernement, viennent de faire adopter par le parlement l’augmentation de l’âge de départ en retraite à 65 ans, ont été laminés par les électeurs. Des militants de Grande-Bretagne, d’Allemagne, du Portugal… nous ont signalé comment cette abstention ouvrière et populaire massive avait frappé en particulier les partis socialiste et de la social-démocratie : Labour party, SPD, PS portugais... et plus généralement, tous ceux qui ont prétendu possible de combattre pour une « Europe sociale » sans rompre avec cette « prison des peuples » qu’est l’Union européenne.
Ce séisme du 7 juin est l’expression, sur le plan électoral, de la résistance de la classe ouvrière et des peuples contre l’avalanche de licenciements et de mesures anti-ouvrières dictés par l’Union européenne.
Signalons, parmi de très nombreux autres éléments qui nous ont été rapportés :

- la manifestation, honteusement réprimée, des ouvriers des chantiers navals de Gdansk le 29 avril, contre le plan de la Commission européenne qui exige leur liquidation, dont la section du syndicat Solidarnosc de Gdansk nous a informés ;

- la manifestation de 2 millions et demi de travailleurs italiens, réunis à Rome le 4 avril avec la CGIL pour dire « blocage des licenciements en 2009 et 2010 » ;

- les grèves et manifestations en France les 29 janvier et 19 mars derniers qui ont vu plus de 3 millions de travailleurs faire grève et manifester à l’appel des Confédérations syndicales, en particulier contre les plans de licenciements, puis le refus des travailleurs de participer à des journées « saute-mouton », « décentralisées », dispersées… ;

- la véritable fronde, qui a suivi le vote du 7 juin en Grande-Bretagne, de 150 députés du Labour party, s’opposant à la volonté de Gordon Brown de transposer jusqu’au bout les directives européennes de privatisation de la poste. Fronde qui s’appuie sur les 4 millions de signatures d’une pétition contre la privatisation de la poste, et les centaines de motions syndicales allant dans ce sens ;

- la manifestation massive des syndicats de Lettonie, le 18 juin, contre les mesures d’austérité dictées par l’Union européenne et le FMI : baisse de 10 % des dépenses publiques, baisse de 20 % des salaires dans le secteur étatique et de 10 % des pensions et retraites à partir du 1er juillet ;

- le combat de sept mois des ouvriers de Pikalevo en Russie, qui viennent de contraindre le gouvernement Poutine à menacer de renationaliser leurs usines si celles-ci ne sont pas rouvertes. Cette mobilisation entraînant une vague de grèves s’inspirant de ce combat dans toute la Russie, et au-delà, comme le montre la grève de 1 000 ouvriers dans l’usine de Réparation de Wagon d’Alma-Ata au Kazakhstan, le comité syndical de l’usine revendiquant la « renationalisation » ;

- les dizaines de milliers d’étudiants allemands qui manifestent actuellement contre les conséquences du « processus de Bologne » de privatisation-destruction des universités, comme l’ont fait également les étudiants français ;

- ce que disent les paysans producteurs de lait qui ont manifesté le 22 juin à la Commission européenne, contre une politique qui les étrangle.

C’est dans ces conditions qu’un Conseil européen vient de se tenir les 18 et 19 juin. Qu’a-t-il décidé ?
Il a procédé à la réélection unanime à la tête de la Commission européenne de José Manuel Barroso. Cette décision – prise à l’unanimité, incluant donc le soutien des chefs d’Etat et de gouvernements membres de Partis socialistes ou sociaux-démocrates – provoque d’ores et déjà une crise alors que les dirigeants du Parti socialiste européen s’indignent de la «  hâte indécente avec laquelle les dirigeants européens tentent de faire passer Monsieur Barroso en force ».
Il a imposé un véritable déni de démocratie avec la convocation d’un nouveau référendum en Irlande sur le traité de Lisbonne, pour tenter d’annuler le vote « non » du peuple irlandais du 12 juin 2008. A ce propos, les militants irlandais présents à notre conférence nous informent que d’ores et déjà, leurs syndicats, Unite et TEEU appellent à voter « non ».

Il a réaffirmé son « ferme attachement à des finances publiques saines et au Pacte de stabilité et de croissance »… donnant en exemple les mesures honteuses de guerre sociale prises, sous l’impulsion directe de l’Union européenne, contre les travailleurs de Lettonie.
Ceci alors que des milliards – l’équivalent, selon le magazine financier The Economist, du Produit intérieur brut de l’Allemagne ! – ont été pillés dans les budgets publics, pour renflouer les spéculateurs. Milliards qui n’ont fait qu’alimenter la spéculation, les plans de licenciements et de fermetures d’usines qui menacent de dévastation l’ensemble du continent.

Chers amis, chers camarades,
Tout ceci ne confirme-t-il pas complètement le constat que nous faisions les 7 et 8 février, à savoir celui de « l’échec total (de l’Union européenne) à faire émerger la plus petite esquisse d’entité européenne harmonieuse, de n’avoir qu’une fonction : être un marché, coordonner - sous le titre pompeux « plan de relance » - les plans de pillage des fonds publics de chacune de nos nations, au service exclusif des capitalistes, des banquiers et des spéculateurs financiers, qui nous conduisent à la catastrophe. »
Et tout ceci ne nous ramène-t-il pas à la question majeure que nous posions : « Au nom de quoi les organisations que la classe ouvrière a construites pour sa défense, les syndicats, les partis, le mouvement ouvrier dans son ensemble devraient-ils accepter d’être contraints de se soumettre à ce diktat ? »
D’ores et déjà, les militants, délégués du Portugal, d’Espagne, de France, de Belgique, d’Allemagne, de Suisse, d’Italie, de Serbie, de Hongrie, de Moldavie, de Turquie et du Kazakhstan nous ont envoyé des informations sur le combat qu’ils ont engagé – sous des formes différentes – dans leur pays pour l’interdiction des licenciements.

Nous qui combattons pour la rupture avec l’Union européenne, pour l’union libre et fraternelle des peuples d’Europe, nous avons lancé il y a quatre mois un appel à tout le mouvement ouvrier pour l’unité sans condition pour l’interdiction des licenciements. N’y a-t-il pas plus que jamais urgence à nous réunir à nouveau pour tirer un premier bilan, poursuivre et élargir ce combat ? Nous vous soumettons ces réflexions.

Cet article a été publié le 2 juillet 2009
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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /2009 15:44

Au soir du 7 juin, aucun responsable politique, aucun commentateur n’a réussi à masquer la signification du scrutin : un véritable séisme qui frappe toutes les institutions politiques, et toutes les représentations politiques.
Ce 7 juin 2009, par l’abstention massive, les peuples d’Europe ont signifié leur rejet des institutions et de la politique de l’Union européenne.
Ce 7 juin 2009 étend à toute l’Europe le NON opposé à la Constitution européenne par les peuples français et néerlandais en mai 2005.

C’est un désaveu de tous les gouvernements et partis institutionnels qui se sont soumis servilement, contre la volonté de leurs peuples, aux exigences de démolition de l’industrie, de l’agriculture, des services publics, exigences dictées par l’Union européenne au service des banquiers et des spéculateurs. D’Est en Ouest et du Nord au Sud, c’est le même rejet : celui des ouvriers de Gdansk qui combattent contre la fermeture de leurs chantiers, celui des travailleurs d’Opel en Allemagne et de Caterpillar en France se dressant contre les plans de licenciements, celui des paysans bulgares et français…

- Le rejet des « plans de relance » coordonnés dans le cadre de l’Union européenne, qui offrent des milliers de milliards d’euros pour renflouer les spéculateurs financiers faillis.
- Le rejet des directives qui privatisent les services publics et interdisent toute intervention d’État pour sauver les emplois menacés…
- Le rejet de l’intégration des syndicats aux plans de l’Union européenne, intégration que les autorités de Bruxelles (appuyées par la CES) veulent imposer aux organisations syndicales pour qu’elles accompagnent les plans de licenciements.

Un rejet… mais tout le monde comprend que c’est déjà plus qu’un rejet. Ce 7 juin, les peuples d’Europe ont exprimé leur volonté de se libérer de la dictature du « libre marché » capitaliste, incarnée par la Banque centrale européenne (BCE), la Commission européenne, avec leur instrument : le « prétendu » Parlement européen.

Oui, une volonté s’est mise en marche : la volonté d’opposer, à l’anarchie d’une « construction européenne » soumise aux appétits insatiables des capitalistes et des financiers par ses traités fondateurs (Maastricht et Amsterdam), une union libre des peuples et des nations libres d’Europe ; la volonté des peuples d’Europe de ressaisir leur souveraineté pour imposer l’interdiction des licenciements dans chaque pays, ouvrir la voie à la nationalisation des grands groupes industriels, et à toutes les mesures de salut public qu’appelle la gravité de la crise.

Une volonté qui traduit une exigence : la rupture avec les institutions faillies de l’Union européenne et de ses traités, et le refus des politiques de « rafistolage » de ces institutions préconisées par différentes formations de la « gauche européenne ».

Dans notre pays, en ce soir du 7 juin, tous les responsables et commentateurs politiques mesurent la signification de cette abstention massive. Le peuple travailleur n’a pas suivi ceux qui voulaient lui faire croire que cette élection pouvait constituer (combinée avec les journées d’action « saute-mouton ») une étape dans le combat qu’il aspire à mener en se rassemblant dans l’unité avec les organisations ouvrières contre le gouvernement.

Dès l’annonce des résultats, le Premier ministre Fillon s’est empressé d’en appeler à la réalisation de « l’unité nationale » face à la crise. L’unité nationale à laquelle appelle le gouvernement Sarkozy-Fillon a pour but de faire passer une avalanche de mesures anti-ouvrières déjà planifiées pour les prochaines semaines :

- Les plans de licenciements, dont beaucoup ont été différés pour n’être annoncés qu’au lendemain du 7 juin.
- La procédure d’urgence parlementaire pour faire entériner la loi Bachelot dans les prochaines semaines. C’est toute l’existence de la santé, du système public de santé, de la Sécurité sociale qui est en jeu.
- L’annonce par Sarkozy, le 4 juin, que les mutuelles pourraient prendre en charge directement les affections de longue durée couvertes à 100 % par la Sécurité sociale. C’est, en fait, la privatisation de l’Assurance-maladie.
- Le 5 juin, il a été annoncé que la loi sur la privatisation de la Poste sera soumise au parlement en novembre.
- La réforme territoriale, préconisée par la commission Balladur, projet de loi d’application prévue à l’automne.
- Le travail du dimanche, qui ferait l’objet d’une proposition de loi examinée début juillet.
- Le prêt de main-d’œuvre, avec l’adoption en première lecture à l’Assemblée nationale prévue le 9 juin.
- Le chômage : l’ancien directeur général de l’Unedic prévoit 900 000 chômeurs de plus dans l’année.
- Dans la fonction publique, une loi sur la mobilité devrait être adoptée avant la fin du mois de juin afin de permettre d’introduire la notion de licenciement des fonctionnaires.
- En application de la procédure pour déficit excessif mise en place par la Commission européenne contre la France, des coupes claires dans les budgets publics.
- La suppression de 35 000 postes de fonctionnaires en 2009. 32 000 personnels précaires de l’Education nationale (AVS/EVS CDD) devraient être licenciés d’ici à la fin juin 2009.
- Le gouvernement veut imposer en force la masterisation rejetée par les étudiants et par l’ensemble des enseignants dans les prochaines semaines.

Mais Le POI, qui se prononce pour une rupture complète avec les institutions européennes, n’a pas présenté de liste à ces élections. Le POI a concentré toutes ses forces pour aider à réaliser l’unité de tous les partis se réclamant du mouvement ouvrier pour organiser une marche unie de centaines, de milliers de travailleurs pour l’interdiction des licenciements.

Au soir du 7 juin, le POI constate que le rejet massif exprimé par l’abstention traduit l’aspiration des travailleurs et des jeunes à se rassembler, dans l’unité, avec les organisations, pour combattre et bloquer la politique anti-ouvrière du gouvernement et de l’Union européenne.

Le POI rappelle l’invitation lancée à l’ensemble des partis se réclamant de la classe ouvrière et de la démocratie (PS, PCF, PG, NPA, LO) à se réunir dès le 10 juin pour décider, enfin, ensemble, d’organiser la marche unie à Paris pour l’interdiction des licenciements.Rien n’est plus urgent, rien n’est plus vital que de forger, à tous les niveaux, l’unité pour l’interdiction des licenciements. Dans ce combat, le POI poursuit l’objectif qu’il s’est fixé lors de son congrès de fondation, il y a un an : construire une authentique représentation indépendante de la classe ouvrière.

 

Rejoignez le POI.

Paris, le 7 juin 2009 – 22 H 30

Les secrétaires nationaux : Claude Jenet, Gérard Schivardi

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