Communiqué du POI National

Mardi 15 septembre 2009

Afghanistan!


Au moment où le 31e soldat français meurt en Afghanistan, les bombardements de l'Otan tuaient 90 civils, dont de
nombreux enfants afghans.

De toutes parts, les interventions des troupes étrangères ont été justifiées au nom de la

démocratie qu'il fallait apporter à ce pays. C'est donc avec étonnement qu'on apprend que le président Karzai, soutenu par l'Otan, a été élu dans un scrutin auquel ont participé... 17 millions d'électeurs, alors que le pays ne comporte que 12

millions de citoyens en âge de voter.

Comme il n'a cessé de le faire depuis sa fondation, le Parti ouvrier indépendant (POI) condamne cette guerre dont le seul objectif est de garantir les intérêts capitalistes, américains et européens.

- Retrait immédiat des troupes françaises d'Afghanistan et de toutes les troupes étrangères !

- Pas d'engagement de la France dans la défense des intérêts des grandes multinationales, notamment américaines.

Ces intérêts ne peuvent être confondus avec ceux de la majorité du peuple américain, et celui-ci s'est prononcé àplusieurs reprises contre l'intervention militaire.


Liberté, indépendance et souveraineté pour le peuple afghan, en vertu du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes
!

14 septembre 2009

Parti Ouvrier Indépendant (POI)

Par comité local Lamballais du POI
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Dimanche 13 septembre 2009

NON à la taxe « carbone »

Le 28 juillet 2009, Michel Rocard a remis à Jean-Louis Borloo le  
rapport de la commission d’experts qu’il présidait sur la contribution  
climat-énergie, dite « taxe carbone ».
Le Président de la république vient d’annoncer la mise en ouvre de ses  
conclusions dès 2010 par l’instauration d’une taxe sur le chauffage et  
les transports des ménages.
L’inquiétude sur les effets des émissions des gaz à effet de serre est  
certes légitime. Mais qui est responsable de cette situation ? S’agit-
il d’une fatalité liée à l’activité humaine ? Ou bien s’agit-il, au  
même titre que la destruction de centaines de milliers d’emplois, des  
effets de la crise du système capitaliste pour qui les cours de la  
Bourse sont infiniment plus importants que l’état de la planète ?
Dans une dépêche de l’AFP (31 juillet) on apprend que « la distance  
pour se rendre à un commerce ou une école a augmenté respectivement de  
29% et 22%, le temps de 17% entre 1994 et 2008…. Les distances  
domicile travail continuent de s’allonger, de même que la durée des  
transferts  »
N’y a-t-il aucun rapport entre ces chiffres et la suppression massive  
d’écoles, de services publics, de gares, de lignes de chemins de fer,  
de transports publics, entre ces chiffres et les mutations forcées ?
Au-delà de cette hypocrisie qui tend à culpabiliser chacun d’entre  
nous, qui met sur le même plan le salarié et les grands groupes  
pollueurs, dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat généralisée  
la taxe carbone est une véritable attaque contre les travailleurs et  
la population.
Elle est aussi pour le gouvernement un moyen de mettre en œuvre sa  
politique de suppression de la taxe professionnelle au bénéfice des  
grands groupes capitalistes.
Alors que le gouvernement a su trouver 420 milliards d’euros pour  
renflouer les banques et les spéculateurs, le Parti ouvrier  
indépendant condamne fermement cette nouvelle taxe qui ne peut que  
contribuer à aggraver les difficultés de la population.

Adopté par le BN le 12 septembre 2009

Par comité local Lamballais du POI
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Samedi 18 juillet 2009

Chers amis, chers camarades,
Un peu plus de quatre mois se sont écoulés depuis notre Conférence ouvrière européenne des 7 et 8 février 2009.
Quatre mois qui ont pleinement confirmé l’appel d’alarme que nous avions lancé, pour le combat commun, sur tout le continent, pour l’interdiction des licenciements et la rupture avec l’Union européenne.
Nous voudrions vous livrer ces quelques faits, que vous nous avez transmis ces dernières semaines.
Tout d’abord le véritable séisme du 7 juin, lors des élections au « Parlement européen », et qui ont vu, dans tous nos pays, s’exprimer le rejet de l’Union européenne et de ses institutions, par une abstention ouvrière et populaire massive.
Des camarades de Roumanie nous indiquent ainsi que si le taux d’abstention moyen dans le pays s’est élevé à 75%, il a été de 90% dans les quartiers ouvriers de Bucarest. Un phénomène commun à tous les pays – comme l’a notée, pour la France, la déclaration de notre parti, le POI, qui indique que «  le peuple travailleur n’a pas suivi ceux qui voulaient lui faire croire que cette élection pouvait constituer (combinée avec les journées d’action « saute-mouton ») une étape dans le combat qu’il aspire à mener en se rassemblant dans l’unité avec les organisations ouvrières contre le gouvernement. »
Des militants ouvriers de Hongrie nous signalent que – avec un taux d’abstention de 65% - les partis (Parti « socialiste » et Parti libéral) qui, au gouvernement, viennent de faire adopter par le parlement l’augmentation de l’âge de départ en retraite à 65 ans, ont été laminés par les électeurs. Des militants de Grande-Bretagne, d’Allemagne, du Portugal… nous ont signalé comment cette abstention ouvrière et populaire massive avait frappé en particulier les partis socialiste et de la social-démocratie : Labour party, SPD, PS portugais... et plus généralement, tous ceux qui ont prétendu possible de combattre pour une « Europe sociale » sans rompre avec cette « prison des peuples » qu’est l’Union européenne.
Ce séisme du 7 juin est l’expression, sur le plan électoral, de la résistance de la classe ouvrière et des peuples contre l’avalanche de licenciements et de mesures anti-ouvrières dictés par l’Union européenne.
Signalons, parmi de très nombreux autres éléments qui nous ont été rapportés :

- la manifestation, honteusement réprimée, des ouvriers des chantiers navals de Gdansk le 29 avril, contre le plan de la Commission européenne qui exige leur liquidation, dont la section du syndicat Solidarnosc de Gdansk nous a informés ;

- la manifestation de 2 millions et demi de travailleurs italiens, réunis à Rome le 4 avril avec la CGIL pour dire « blocage des licenciements en 2009 et 2010 » ;

- les grèves et manifestations en France les 29 janvier et 19 mars derniers qui ont vu plus de 3 millions de travailleurs faire grève et manifester à l’appel des Confédérations syndicales, en particulier contre les plans de licenciements, puis le refus des travailleurs de participer à des journées « saute-mouton », « décentralisées », dispersées… ;

- la véritable fronde, qui a suivi le vote du 7 juin en Grande-Bretagne, de 150 députés du Labour party, s’opposant à la volonté de Gordon Brown de transposer jusqu’au bout les directives européennes de privatisation de la poste. Fronde qui s’appuie sur les 4 millions de signatures d’une pétition contre la privatisation de la poste, et les centaines de motions syndicales allant dans ce sens ;

- la manifestation massive des syndicats de Lettonie, le 18 juin, contre les mesures d’austérité dictées par l’Union européenne et le FMI : baisse de 10 % des dépenses publiques, baisse de 20 % des salaires dans le secteur étatique et de 10 % des pensions et retraites à partir du 1er juillet ;

- le combat de sept mois des ouvriers de Pikalevo en Russie, qui viennent de contraindre le gouvernement Poutine à menacer de renationaliser leurs usines si celles-ci ne sont pas rouvertes. Cette mobilisation entraînant une vague de grèves s’inspirant de ce combat dans toute la Russie, et au-delà, comme le montre la grève de 1 000 ouvriers dans l’usine de Réparation de Wagon d’Alma-Ata au Kazakhstan, le comité syndical de l’usine revendiquant la « renationalisation » ;

- les dizaines de milliers d’étudiants allemands qui manifestent actuellement contre les conséquences du « processus de Bologne » de privatisation-destruction des universités, comme l’ont fait également les étudiants français ;

- ce que disent les paysans producteurs de lait qui ont manifesté le 22 juin à la Commission européenne, contre une politique qui les étrangle.

C’est dans ces conditions qu’un Conseil européen vient de se tenir les 18 et 19 juin. Qu’a-t-il décidé ?
Il a procédé à la réélection unanime à la tête de la Commission européenne de José Manuel Barroso. Cette décision – prise à l’unanimité, incluant donc le soutien des chefs d’Etat et de gouvernements membres de Partis socialistes ou sociaux-démocrates – provoque d’ores et déjà une crise alors que les dirigeants du Parti socialiste européen s’indignent de la «  hâte indécente avec laquelle les dirigeants européens tentent de faire passer Monsieur Barroso en force ».
Il a imposé un véritable déni de démocratie avec la convocation d’un nouveau référendum en Irlande sur le traité de Lisbonne, pour tenter d’annuler le vote « non » du peuple irlandais du 12 juin 2008. A ce propos, les militants irlandais présents à notre conférence nous informent que d’ores et déjà, leurs syndicats, Unite et TEEU appellent à voter « non ».

Il a réaffirmé son « ferme attachement à des finances publiques saines et au Pacte de stabilité et de croissance »… donnant en exemple les mesures honteuses de guerre sociale prises, sous l’impulsion directe de l’Union européenne, contre les travailleurs de Lettonie.
Ceci alors que des milliards – l’équivalent, selon le magazine financier The Economist, du Produit intérieur brut de l’Allemagne ! – ont été pillés dans les budgets publics, pour renflouer les spéculateurs. Milliards qui n’ont fait qu’alimenter la spéculation, les plans de licenciements et de fermetures d’usines qui menacent de dévastation l’ensemble du continent.

Chers amis, chers camarades,
Tout ceci ne confirme-t-il pas complètement le constat que nous faisions les 7 et 8 février, à savoir celui de « l’échec total (de l’Union européenne) à faire émerger la plus petite esquisse d’entité européenne harmonieuse, de n’avoir qu’une fonction : être un marché, coordonner - sous le titre pompeux « plan de relance » - les plans de pillage des fonds publics de chacune de nos nations, au service exclusif des capitalistes, des banquiers et des spéculateurs financiers, qui nous conduisent à la catastrophe. »
Et tout ceci ne nous ramène-t-il pas à la question majeure que nous posions : « Au nom de quoi les organisations que la classe ouvrière a construites pour sa défense, les syndicats, les partis, le mouvement ouvrier dans son ensemble devraient-ils accepter d’être contraints de se soumettre à ce diktat ? »
D’ores et déjà, les militants, délégués du Portugal, d’Espagne, de France, de Belgique, d’Allemagne, de Suisse, d’Italie, de Serbie, de Hongrie, de Moldavie, de Turquie et du Kazakhstan nous ont envoyé des informations sur le combat qu’ils ont engagé – sous des formes différentes – dans leur pays pour l’interdiction des licenciements.

Nous qui combattons pour la rupture avec l’Union européenne, pour l’union libre et fraternelle des peuples d’Europe, nous avons lancé il y a quatre mois un appel à tout le mouvement ouvrier pour l’unité sans condition pour l’interdiction des licenciements. N’y a-t-il pas plus que jamais urgence à nous réunir à nouveau pour tirer un premier bilan, poursuivre et élargir ce combat ? Nous vous soumettons ces réflexions.

Cet article a été publié le 2 juillet 2009
Par comité local Lamballais du POI
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Mardi 9 juin 2009

Au soir du 7 juin, aucun responsable politique, aucun commentateur n’a réussi à masquer la signification du scrutin : un véritable séisme qui frappe toutes les institutions politiques, et toutes les représentations politiques.
Ce 7 juin 2009, par l’abstention massive, les peuples d’Europe ont signifié leur rejet des institutions et de la politique de l’Union européenne.
Ce 7 juin 2009 étend à toute l’Europe le NON opposé à la Constitution européenne par les peuples français et néerlandais en mai 2005.

C’est un désaveu de tous les gouvernements et partis institutionnels qui se sont soumis servilement, contre la volonté de leurs peuples, aux exigences de démolition de l’industrie, de l’agriculture, des services publics, exigences dictées par l’Union européenne au service des banquiers et des spéculateurs. D’Est en Ouest et du Nord au Sud, c’est le même rejet : celui des ouvriers de Gdansk qui combattent contre la fermeture de leurs chantiers, celui des travailleurs d’Opel en Allemagne et de Caterpillar en France se dressant contre les plans de licenciements, celui des paysans bulgares et français…

- Le rejet des « plans de relance » coordonnés dans le cadre de l’Union européenne, qui offrent des milliers de milliards d’euros pour renflouer les spéculateurs financiers faillis.
- Le rejet des directives qui privatisent les services publics et interdisent toute intervention d’État pour sauver les emplois menacés…
- Le rejet de l’intégration des syndicats aux plans de l’Union européenne, intégration que les autorités de Bruxelles (appuyées par la CES) veulent imposer aux organisations syndicales pour qu’elles accompagnent les plans de licenciements.

Un rejet… mais tout le monde comprend que c’est déjà plus qu’un rejet. Ce 7 juin, les peuples d’Europe ont exprimé leur volonté de se libérer de la dictature du « libre marché » capitaliste, incarnée par la Banque centrale européenne (BCE), la Commission européenne, avec leur instrument : le « prétendu » Parlement européen.

Oui, une volonté s’est mise en marche : la volonté d’opposer, à l’anarchie d’une « construction européenne » soumise aux appétits insatiables des capitalistes et des financiers par ses traités fondateurs (Maastricht et Amsterdam), une union libre des peuples et des nations libres d’Europe ; la volonté des peuples d’Europe de ressaisir leur souveraineté pour imposer l’interdiction des licenciements dans chaque pays, ouvrir la voie à la nationalisation des grands groupes industriels, et à toutes les mesures de salut public qu’appelle la gravité de la crise.

Une volonté qui traduit une exigence : la rupture avec les institutions faillies de l’Union européenne et de ses traités, et le refus des politiques de « rafistolage » de ces institutions préconisées par différentes formations de la « gauche européenne ».

Dans notre pays, en ce soir du 7 juin, tous les responsables et commentateurs politiques mesurent la signification de cette abstention massive. Le peuple travailleur n’a pas suivi ceux qui voulaient lui faire croire que cette élection pouvait constituer (combinée avec les journées d’action « saute-mouton ») une étape dans le combat qu’il aspire à mener en se rassemblant dans l’unité avec les organisations ouvrières contre le gouvernement.

Dès l’annonce des résultats, le Premier ministre Fillon s’est empressé d’en appeler à la réalisation de « l’unité nationale » face à la crise. L’unité nationale à laquelle appelle le gouvernement Sarkozy-Fillon a pour but de faire passer une avalanche de mesures anti-ouvrières déjà planifiées pour les prochaines semaines :

- Les plans de licenciements, dont beaucoup ont été différés pour n’être annoncés qu’au lendemain du 7 juin.
- La procédure d’urgence parlementaire pour faire entériner la loi Bachelot dans les prochaines semaines. C’est toute l’existence de la santé, du système public de santé, de la Sécurité sociale qui est en jeu.
- L’annonce par Sarkozy, le 4 juin, que les mutuelles pourraient prendre en charge directement les affections de longue durée couvertes à 100 % par la Sécurité sociale. C’est, en fait, la privatisation de l’Assurance-maladie.
- Le 5 juin, il a été annoncé que la loi sur la privatisation de la Poste sera soumise au parlement en novembre.
- La réforme territoriale, préconisée par la commission Balladur, projet de loi d’application prévue à l’automne.
- Le travail du dimanche, qui ferait l’objet d’une proposition de loi examinée début juillet.
- Le prêt de main-d’œuvre, avec l’adoption en première lecture à l’Assemblée nationale prévue le 9 juin.
- Le chômage : l’ancien directeur général de l’Unedic prévoit 900 000 chômeurs de plus dans l’année.
- Dans la fonction publique, une loi sur la mobilité devrait être adoptée avant la fin du mois de juin afin de permettre d’introduire la notion de licenciement des fonctionnaires.
- En application de la procédure pour déficit excessif mise en place par la Commission européenne contre la France, des coupes claires dans les budgets publics.
- La suppression de 35 000 postes de fonctionnaires en 2009. 32 000 personnels précaires de l’Education nationale (AVS/EVS CDD) devraient être licenciés d’ici à la fin juin 2009.
- Le gouvernement veut imposer en force la masterisation rejetée par les étudiants et par l’ensemble des enseignants dans les prochaines semaines.

Mais Le POI, qui se prononce pour une rupture complète avec les institutions européennes, n’a pas présenté de liste à ces élections. Le POI a concentré toutes ses forces pour aider à réaliser l’unité de tous les partis se réclamant du mouvement ouvrier pour organiser une marche unie de centaines, de milliers de travailleurs pour l’interdiction des licenciements.

Au soir du 7 juin, le POI constate que le rejet massif exprimé par l’abstention traduit l’aspiration des travailleurs et des jeunes à se rassembler, dans l’unité, avec les organisations, pour combattre et bloquer la politique anti-ouvrière du gouvernement et de l’Union européenne.

Le POI rappelle l’invitation lancée à l’ensemble des partis se réclamant de la classe ouvrière et de la démocratie (PS, PCF, PG, NPA, LO) à se réunir dès le 10 juin pour décider, enfin, ensemble, d’organiser la marche unie à Paris pour l’interdiction des licenciements.Rien n’est plus urgent, rien n’est plus vital que de forger, à tous les niveaux, l’unité pour l’interdiction des licenciements. Dans ce combat, le POI poursuit l’objectif qu’il s’est fixé lors de son congrès de fondation, il y a un an : construire une authentique représentation indépendante de la classe ouvrière.

 

Rejoignez le POI.

Paris, le 7 juin 2009 – 22 H 30

Les secrétaires nationaux : Claude Jenet, Gérard Schivardi

Par comité local Lamballais du POI
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Jeudi 21 mai 2009

DELEGATION au PCF
12h30, siège du PCF, place du Colonel-Fabien
Composition de la délégation de délégués des comités pour l’unité, pour la marche unie sur Paris pour l’interdiction des licenciements :

Patrick Hachaguer (Sony – Pontonx dans les Landes)
Gérard Buttin (Caterpillar – Grenoble dans l’Isère)
Michaël Fourneau (docker – La Seyne, Port de Brégaillon dans le Var)
Damien Cardon (docker – La Seyne, Port de Brégaillon dans le Var)
Gérard Luiggi (syndicaliste équipement – Toulon dans le Var)
Maurice Marchand (Sacred-chimie – sous traitant automobile à Dreux dans l’Eure-et-Loir)
Jocelyne François (Ouest-Injection – sous traitant automobile à Chartres dans l’Eure-et-Loir)
Dominique Maillot (syndicaliste à Dreux dans l’Eure-et-Loir)
Pierre Vercruysse (Sanofi-Aventis – Vitry dans le Val-de-Marne)
Alain Aucouturier (métallurgie – dans la Seine-et-Marne)
René Sale (syndicaliste hospitalier – Aix en Provence dans le 13)
Lydia Frentzel (PCF – quartiers nord de Marseille dans les Bouches-du-Rhône)
Marie-Hélène Vénéroni (hospitalière – hôpital Edouard-Toulouse à Marseille dans les Bouches-du-Rhône)

Composition de la délégation PCF :
Michel Laurent
Francis Parny


Lydia Frentzel présente en quelques mots la nature et l’objet de cette délégation au PCF : « Nous sommes en majorité militants syndicalistes, je suis au PCF. Avec le POI, et d’autres militants de toutes tendances, nous avons constitué des comités pour l’unité, pour une marche unie pour l’interdiction des licenciements, et nous cherchons à ce que tous les partis ouvriers construisent cette marche unie. »

PCF : «  il y a eu beaucoup d’initiatives contre les licenciements. » (Propose de faire un tour de table de présentation.)

Tous les membres de la délégation se présentent en expliquant la situation dans leurs entreprises ou service :
René Sale précise que cette demande auprès des partis de gauche pour une marche unie pour l’interdiction des licenciements a été faite en direction de tous les partis se réclamant du mouvement ouvrier. « Après le PCF, nous avons rendez-vous tout à l’heure avec le PS, puis le PG. LO nous a répondu mais ne souhaite pas nous rencontrer. Pas de réponse du NPA. »

Les délégués de Carterpillar, de Sanofi-Aventis, de la Sacred, d’Ouest-injection, des dockers, de Sony, expliquent plus particulièrement le combat en cours dans leur entreprise contre les licenciements, justifiant qu’une initiative centrale soit prise unifiant tous ces combats, pour l’interdiction des licenciements, de tous les licenciements.

PCF : « Chiffres ce matin, situation très grave. En même temps, mouvement social important : 1er mai, puis le 26, le 13, donc données favorables pour faire converger tous les mouvements contre les licenciements, les délocalisations. »
PCF : «  Initiatives propres au PCF et d’autres communes : il y a eu les rencontres avec les partis de gauche, comme produit de l’unité syndicale imposée par la rue. On s’efforce de chercher à réaliser la riposte la plus large. Nous sommes confrontés à trois questions :
Vous êtes porteurs de “marche unie pour interdiction des licenciements” : mais pour cela, il faut
• augmentation des salaires (Smic à 1 600 €) ;
• interdire les licenciements ;
• obtenir des droits nouveaux pour les salariés ;
car il ne suffit pas de décréter l’interdiction des licenciements, il faut des droits nouveaux pour les salariés pour obliger le patron à discuter.
On pense qu’il faut poursuivre la discussion sur ce que signifient “les droits nouveaux” : on en a discuté avec la CGT, et y compris pour que ces droits puissent avoir lieu en dehors de l’entreprise. Ce qui nous a amené à déposer des projets de lois dont un “interdiction des licenciements”.
Il y a eu discussion avec le POI. Marie-George Buffet a bien exprimé cette revendication lors du meeting du Front de gauche : interdiction des licenciements. C’est qualitativement nouveau.
On ne pense pas, il faut être honnête, que la société future doit se faire avec plus jamais de licenciements : il y a la mobilité, des évolutions dans le travail, si les travailleurs s’en occupent. Vous n’êtes pas tous unanimes sur les réponses à apporter. Il y a crise, l’idée même de licenciement est insupportable. Mais très peu d’initiatives des préfets, par exemple, pour chercher à les empêcher, donc il faut interdire les licenciements : le 28, nous préparons un large rassemblement le jour du dépôt du projet de loi. Ce projet de loi a de l’écho : Carterpillar va venir en nombre. Sur la marche, je le redis : il n’y a pas de position de principe, il faut que les formes de lutte se décident ensemble, ce qui dépasse l’utilisation de telle ou telle organisation. Ne pas prendre le risque d’une forme de lutte qui soit en deçà d’un million. Donc d’accord pour faire grandir ce mot d’ordre et établir cette convergence. »

Lydia Frentzel : «  Dans les quartiers nord de Marseille, il y plus de 40% de chômage. Le budget des associations s’effondre. Les entreprises sont frappées de plein fouet. Le Port : licenciements à l’UNM, c’est-à-dire 130 salariés sur le carreau, auxquels il faut ajouter les emplois induits. A Gardanne, c’est ST Micro Electronique. A Tarascon, délocalisation de l’usine Linpac en Roumanie : 138 emplois supprimés. Tembec, cinq semaines de chômage technique, Souleiado, délocalisation au Maroc : 17 emplois supprimés… Il s’agit d’aller au-delà des journées syndicales. Qu’est-ce qu’on fait, ensemble, tous les partis ? Il faut un acte politique, je suis au PCF, le PCF doit appeler à cette marche unie, il y a urgence. »

Gérard Buttin : « Il y a urgence, attente que des initiatives soient prises : vous appelez le 28, pourquoi ne pas appeler toutes les entreprises pour l’interdiction des licenciements ? On ne cesse de nous proposer de voter, de négocier : négocier quoi ? Les licenciements ? On survit comment ? J’ai travaillé en tout et pour tout une semaine depuis le début de l’année. Faites un appel à tous les partis : OK, le 28, on monte, mais pourquoi pas tous ? Il faut que les partis appellent à la masse, pas l’inverse ! Vous avez la possibilité de faire beaucoup de choses ! »

PCF : « On est en phase avec vous. Sur l’appel aux partis, on a été à l’initiative, en septembre, mais personne n’a répondu ! Cela ne suffit pas, Sarkozy maintient tout, donc il faut une mobilisation des travailleurs à un autre niveau. Vous préconisez une union politique : nous faisons un appel à monter à Paris le 28 de tous les salariés des entreprises qui licencient et, quatre jours avant, nous proposons dans les départements des délégations chez tous les députés. C’est un appel à l’unité : les luttes sont importantes, mais elles se heurtent aux politiques, donc aller jusqu’à la loi, qui s’impose aux patrons. Et il a aussi les urnes le 7 juin. Cela dit, OK pour la bataille sur le terrain politique. »

Toulon : « Vous avez dit, tous les deux, que vous partagiez le mot d’ordre d’interdiction des licenciements. Vous dites que le 28 s’inscrit dans cet objectif. Est-ce qu’on peut acter cela et ajouter qu’il s’agit donc d’en appeler à poursuivre cette construction, pour une marche unie sur Paris pour l’interdiction des licenciements ? »

PCF : « Concernant l’unité, nous pensons qu’il faut la convergence des luttes. Sur votre proposition, sur le principe d’une grande marche unie contre les licenciements, nous sommes d’accord. Mais qui sera au rendez-vous ? Il faut y aller tout le monde, pas seulement PCF et POI. »

Carterpillar : « Mais il faut appeler tout le monde ! Sur Grenoble, beaucoup appellent déjà à cette marche unie ! » (Il cite nombre de signatures, les noms des militants, d’élus.

Dreux : « Toutes les entreprises connaissent les licenciements, petites et grandes : les patrons tentent aujourd’hui de faire cogérer les licenciements, et donc pas d’autres solutions pour que les partis appellent, fassent quelque chose. »

Marseille : « Prise de position du maire de Gardanne. Voici la liste de toutes les entreprises qui sont touchées sur le bassin d’emploi d’Aix-Gardanne-Rousset. Mais il y a aussi 1 500 postes supprimés à l’APHM : le 14, toutes les fédérations syndicales, les organisations des médecins hospitaliers, sauf la CFDT, ont appelé pour exiger le retrait de la loi Bachelot. Le problème, c’est l’urgence : si chacun attend que tous soient là, on va attendre longtemps, nous avons besoin de l’unité de nos partis pour l’interdiction des licenciements. »

Eure-et-Loir : « 24 000 chômeurs sur 97 000 emplois salariés. Nous avons plus de 2 000 signatures sur l’appel : qu’attendez-vous pour vous réunir et fixer une date pour la marche unie ? »

PCF : « On n’est pas loin… Prenez en compte nos initiatives : en septembre dernier, on avait fait un tel appel à tous les partis, personne. Aujourd’hui, il y a la mobilisation sociale, et donc peut-être que demain, il est possible, mais collectivement, d’en appeler à une forme de mobilisation contre les licenciements. »

Délégation : « Vous êtes favorables à une marche unie pour l’interdiction des licenciements ? »

PCF : « Empêcher les licenciements, c’est notre objectif, et donc on attire votre attention sur les conditions de la construction de cette forme de mobilisation. Par ailleurs, il faut parler de la situation générale, de la crise, sinon il n’y aura personne le 7 juin ! »

Toulon, Marseille, Dreux, Vitry… : « Nous avons notre conférence nationale ce soir, il s’agit de faire état des réponses des partis pour un appel à une marche unie pour l’interdiction des licenciements. Chacun mesure les chances pour que le projet de loi contre les licenciements puisse passer : au soir du 28, n’est-il pas possible d’en appeler à une réunion qui donc, s’appuyant sur la mobilisation du 28, et toutes celles qui ont lieu, dont la conférence nationale des comités pour l’interdiction des licenciements, décide de discuter de la préparation d’une marche unie ? »

PCF(Parny) : « Est-ce que des millions se joindraient à un appel pour une marche unie ? Il faut convaincre les autres : vous allez voir le PS, vous dites que le NPA n’a pas répondu... Vous ne pouvez pas nous demander aujourd’hui des actes formels : c’est aux partis de se déterminer. Vous avez votre conférence nationale : le PCF viendrait à une invitation au soir du 28 si la loi n’est pas votée. »

PCF (Laurent) : « Nous nous heurtons à des obstacles, qu’il faut surmonter, il y a des partis de gauche, des syndicats. C’est vrai, le problème, c’est qu’on ne se retrouve pas ensemble. »

René Sale : « Pas de confusion entre rôle des partis et des syndicats. »

Délégation : « Proposition écrite qui précise les points d’accord : “La rencontre a dégagé notre appréciation commune suivante : la situation qui voit se multiplier les plans de licenciements conduit les partis politiques qui se réclament du mouvement ouvrier à devoir prendre une initiative pour l’interdiction des licenciements.” »

PCF : « Non, pas une initiative commune... mais des initiatives. »

Délégation : « … à prendre des initiatives pour l’interdiction des licenciements. Des initiatives ont déjà été prises sur la question de l’emploi.
Ce week-end se tient une conférence nationale de délégués des comités pour l’unité pour la marche unie pour l’interdiction des licenciements. Si cette conférence décidait d’appeler à une réunion de tous les partis politiques se réclamant du mouvement ouvrier, pour discuter d’un appel à une marche unie sur Paris pour l’interdiction des licenciements, le PCF y répondrait positivement. Cette réunion pourrait avoir lieu rapidement, en tout cas immédiatement après le rassemblement du 28 mai appelé par le PCF, jour du dépôt de son projet de loi pour l’interdiction des licenciements, ce 28 mai constituant une étape dans et pour la construction de la marche unie pour l’interdiction des licenciements. »

Délégation : « Est-ce que ça va ainsi ? »

PCF : « D’accord. »

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