DELEGATION au PCF
12h30, siège du PCF, place du Colonel-Fabien
Composition de la délégation de délégués des comités pour l’unité, pour la marche unie sur Paris pour l’interdiction des licenciements :
• Patrick Hachaguer (Sony – Pontonx dans les Landes)
• Gérard Buttin (Caterpillar – Grenoble dans l’Isère)
• Michaël Fourneau (docker – La Seyne, Port de Brégaillon dans le Var)
• Damien Cardon (docker – La Seyne, Port de Brégaillon dans le Var)
• Gérard Luiggi (syndicaliste équipement – Toulon dans le Var)
• Maurice Marchand (Sacred-chimie – sous traitant automobile à Dreux dans l’Eure-et-Loir)
• Jocelyne François (Ouest-Injection – sous traitant automobile à Chartres dans l’Eure-et-Loir)
• Dominique Maillot (syndicaliste à Dreux dans l’Eure-et-Loir)
• Pierre Vercruysse (Sanofi-Aventis – Vitry dans le Val-de-Marne)
• Alain Aucouturier (métallurgie – dans la Seine-et-Marne)
• René Sale (syndicaliste hospitalier – Aix en Provence dans le 13)
• Lydia Frentzel (PCF – quartiers nord de Marseille dans les Bouches-du-Rhône)
• Marie-Hélène Vénéroni (hospitalière – hôpital Edouard-Toulouse à Marseille dans les Bouches-du-Rhône)
Composition de la délégation PCF :
• Michel Laurent
• Francis Parny
Lydia Frentzel présente en quelques mots la nature et l’objet de cette délégation au PCF :
« Nous sommes en majorité militants syndicalistes, je suis au PCF. Avec le POI, et d’autres militants de toutes tendances, nous avons constitué des comités pour
l’unité, pour une marche unie pour l’interdiction des licenciements, et nous cherchons à ce que tous les partis ouvriers construisent cette marche unie. »
PCF : « il y a eu
beaucoup d’initiatives contre les licenciements. » (Propose de faire un tour de table de présentation.)
Tous les membres de la délégation se présentent en expliquant la situation dans leurs entreprises ou
service :
René Sale précise que cette demande auprès des partis de gauche pour une marche unie pour l’interdiction des licenciements a été faite en direction de tous les partis se réclamant du mouvement
ouvrier. « Après le PCF, nous avons rendez-vous tout à l’heure avec le PS, puis le PG. LO nous a répondu mais ne souhaite pas nous rencontrer. Pas de réponse du
NPA. »
Les délégués de Carterpillar, de Sanofi-Aventis, de la Sacred, d’Ouest-injection, des dockers, de Sony,
expliquent plus particulièrement le combat en cours dans leur entreprise contre les licenciements, justifiant qu’une initiative centrale soit prise unifiant tous ces combats, pour l’interdiction
des licenciements, de tous les licenciements.
PCF : « Chiffres ce matin,
situation très grave. En même temps, mouvement social important : 1er mai, puis le 26, le 13, donc données favorables pour faire converger tous les mouvements contre les licenciements, les
délocalisations. »
PCF : « Initiatives propres au PCF et d’autres communes : il y a eu les
rencontres avec les partis de gauche, comme produit de l’unité syndicale imposée par la rue. On s’efforce de chercher à réaliser la riposte la plus large. Nous sommes confrontés à trois
questions :
Vous êtes porteurs de “marche unie pour interdiction des licenciements” : mais pour cela, il faut
• augmentation des salaires (Smic à 1 600 €) ;
• interdire les licenciements ;
• obtenir des droits nouveaux pour les salariés ;
car il ne suffit pas de décréter l’interdiction des licenciements, il faut des droits nouveaux pour les salariés pour obliger le patron à discuter.
On pense qu’il faut poursuivre la discussion sur ce que signifient “les droits nouveaux” : on en a discuté avec la CGT, et y compris pour que ces droits puissent avoir lieu en dehors de
l’entreprise. Ce qui nous a amené à déposer des projets de lois dont un “interdiction des licenciements”.
Il y a eu discussion avec le POI. Marie-George Buffet a bien exprimé cette revendication lors du meeting du Front de gauche : interdiction des licenciements. C’est qualitativement
nouveau.
On ne pense pas, il faut être honnête, que la société future doit se faire avec plus jamais de licenciements : il y a la mobilité, des évolutions dans le travail, si les travailleurs s’en
occupent. Vous n’êtes pas tous unanimes sur les réponses à apporter. Il y a crise, l’idée même de licenciement est insupportable. Mais très peu d’initiatives des préfets, par exemple, pour
chercher à les empêcher, donc il faut interdire les licenciements : le 28, nous préparons un large rassemblement le jour du dépôt du projet de loi. Ce projet de loi a de l’écho :
Carterpillar va venir en nombre. Sur la marche, je le redis : il n’y a pas de position de principe, il faut que les formes de lutte se décident ensemble, ce qui dépasse l’utilisation de
telle ou telle organisation. Ne pas prendre le risque d’une forme de lutte qui soit en deçà d’un million. Donc d’accord pour faire grandir ce mot d’ordre et établir cette
convergence. »
Lydia Frentzel : « Dans
les quartiers nord de Marseille, il y plus de 40% de chômage. Le budget des associations s’effondre. Les entreprises sont frappées de plein fouet. Le Port : licenciements à l’UNM,
c’est-à-dire 130 salariés sur le carreau, auxquels il faut ajouter les emplois induits. A Gardanne, c’est ST Micro Electronique. A Tarascon, délocalisation de l’usine Linpac en Roumanie :
138 emplois supprimés. Tembec, cinq semaines de chômage technique, Souleiado, délocalisation au Maroc : 17 emplois supprimés… Il s’agit d’aller au-delà des journées syndicales. Qu’est-ce
qu’on fait, ensemble, tous les partis ? Il faut un acte politique, je suis au PCF, le PCF doit appeler à cette marche unie, il y a urgence. »
Gérard Buttin : « Il y a
urgence, attente que des initiatives soient prises : vous appelez le 28, pourquoi ne pas appeler toutes les entreprises pour l’interdiction des licenciements ? On ne cesse de nous
proposer de voter, de négocier : négocier quoi ? Les licenciements ? On survit comment ? J’ai travaillé en tout et pour tout une semaine depuis le début de l’année. Faites un
appel à tous les partis : OK, le 28, on monte, mais pourquoi pas tous ? Il faut que les partis appellent à la masse, pas l’inverse ! Vous avez la possibilité de faire beaucoup de
choses ! »
PCF : « On est en phase avec
vous. Sur l’appel aux partis, on a été à l’initiative, en septembre, mais personne n’a répondu ! Cela ne suffit pas, Sarkozy maintient tout, donc il faut une mobilisation des travailleurs à
un autre niveau. Vous préconisez une union politique : nous faisons un appel à monter à Paris le 28 de tous les salariés des entreprises qui licencient et, quatre jours avant, nous proposons
dans les départements des délégations chez tous les députés. C’est un appel à l’unité : les luttes sont importantes, mais elles se heurtent aux politiques, donc aller jusqu’à la loi, qui
s’impose aux patrons. Et il a aussi les urnes le 7 juin. Cela dit, OK pour la bataille sur le terrain politique. »
Toulon : « Vous avez dit,
tous les deux, que vous partagiez le mot d’ordre d’interdiction des licenciements. Vous dites que le 28 s’inscrit dans cet objectif. Est-ce qu’on peut acter cela et ajouter qu’il s’agit donc d’en
appeler à poursuivre cette construction, pour une marche unie sur Paris pour l’interdiction des licenciements ? »
PCF : « Concernant l’unité,
nous pensons qu’il faut la convergence des luttes. Sur votre proposition, sur le principe d’une grande marche unie contre les licenciements, nous sommes d’accord. Mais qui sera au
rendez-vous ? Il faut y aller tout le monde, pas seulement PCF et POI. »
Carterpillar : « Mais il faut
appeler tout le monde ! Sur Grenoble, beaucoup appellent déjà à cette marche unie ! » (Il cite nombre de signatures, les noms des militants,
d’élus.
Dreux : « Toutes les
entreprises connaissent les licenciements, petites et grandes : les patrons tentent aujourd’hui de faire cogérer les licenciements, et donc pas d’autres solutions pour que les partis
appellent, fassent quelque chose. »
Marseille : « Prise de
position du maire de Gardanne. Voici la liste de toutes les entreprises qui sont touchées sur le bassin d’emploi d’Aix-Gardanne-Rousset. Mais il y a aussi 1 500 postes supprimés à l’APHM :
le 14, toutes les fédérations syndicales, les organisations des médecins hospitaliers, sauf la CFDT, ont appelé pour exiger le retrait de la loi Bachelot. Le problème, c’est l’urgence : si
chacun attend que tous soient là, on va attendre longtemps, nous avons besoin de l’unité de nos partis pour l’interdiction des licenciements. »
Eure-et-Loir : « 24 000
chômeurs sur 97 000 emplois salariés. Nous avons plus de 2 000 signatures sur l’appel : qu’attendez-vous pour vous réunir et fixer une date pour la marche
unie ? »
PCF : « On n’est pas loin…
Prenez en compte nos initiatives : en septembre dernier, on avait fait un tel appel à tous les partis, personne. Aujourd’hui, il y a la mobilisation sociale, et donc peut-être que demain, il
est possible, mais collectivement, d’en appeler à une forme de mobilisation contre les licenciements. »
Délégation : « Vous êtes
favorables à une marche unie pour l’interdiction des licenciements ? »
PCF : « Empêcher les
licenciements, c’est notre objectif, et donc on attire votre attention sur les conditions de la construction de cette forme de mobilisation. Par ailleurs, il faut parler de la situation générale,
de la crise, sinon il n’y aura personne le 7 juin ! »
Toulon, Marseille, Dreux, Vitry… : « Nous avons notre conférence nationale ce soir, il s’agit de faire état des réponses des partis pour un appel à une marche unie pour l’interdiction des licenciements.
Chacun mesure les chances pour que le projet de loi contre les licenciements puisse passer : au soir du 28, n’est-il pas possible d’en appeler à une réunion qui donc, s’appuyant sur la
mobilisation du 28, et toutes celles qui ont lieu, dont la conférence nationale des comités pour l’interdiction des licenciements, décide de discuter de la préparation d’une marche
unie ? »
PCF(Parny) : « Est-ce que des
millions se joindraient à un appel pour une marche unie ? Il faut convaincre les autres : vous allez voir le PS, vous dites que le NPA n’a pas répondu... Vous ne pouvez pas nous
demander aujourd’hui des actes formels : c’est aux partis de se déterminer. Vous avez votre conférence nationale : le PCF viendrait à une invitation au soir du 28 si la loi n’est pas
votée. »
PCF (Laurent) : « Nous nous
heurtons à des obstacles, qu’il faut surmonter, il y a des partis de gauche, des syndicats. C’est vrai, le problème, c’est qu’on ne se retrouve pas
ensemble. »
René Sale : « Pas de
confusion entre rôle des partis et des syndicats. »
Délégation : « Proposition
écrite qui précise les points d’accord : “La rencontre a dégagé notre appréciation commune suivante : la situation qui voit se multiplier les plans de licenciements conduit les partis
politiques qui se réclament du mouvement ouvrier à devoir prendre une initiative pour l’interdiction des licenciements.” »
PCF : « Non, pas une
initiative commune... mais des initiatives. »
Délégation : « … à prendre des initiatives pour l’interdiction des
licenciements. Des initiatives ont déjà été prises sur la question de l’emploi.
Ce week-end se tient une conférence nationale de délégués des comités pour l’unité pour la marche unie pour l’interdiction des licenciements. Si cette conférence décidait d’appeler à une réunion
de tous les partis politiques se réclamant du mouvement ouvrier, pour discuter d’un appel à une marche unie sur Paris pour l’interdiction des licenciements, le PCF y répondrait positivement.
Cette réunion pourrait avoir lieu rapidement, en tout cas immédiatement après le rassemblement du 28 mai appelé par le PCF, jour du dépôt de son projet de loi pour l’interdiction des
licenciements, ce 28 mai constituant une étape dans et pour la construction de la marche unie pour l’interdiction des licenciements. »
Délégation : « Est-ce que ça va
ainsi ? »
PCF : « D’accord. »
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