Communiqué du POI 22

Mercredi 4 novembre 2009

Alerte ! Le gouvernement veut faire main basse sur les retraites !

 

Gouvernement et patronat relancent l’offensive contre le système de retraite par répartition (1). Ils ont ressorti leurs objectifs de toujours : retraite par points et capitalisation (2). Peu importe qu’un rapport de l’OCDE vienne de rappeler que, lors de la crise financière, les fonds de pension ont perdu 5 400 milliards de dollars sur leurs fonds, soit 20 % de leurs actifs. La conséquence ? De nombreux travailleurs américains n’ont plus et n’auront plus de retraite.

 

Selon le ministre du Budget Eric Woerth, comme annoncé le 27 octobre, « il n’y a pas de sujet tabou ». En 2010, toutes les hypothèses seront sur la table. Il s’agit du nombre d’annuités pour bénéficier d’une retraite à taux plein, de l’âge de départ, de la question des régimes particuliers, de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL), de la retraite par répartition, des complémentaires, du code des pensions civiles et militaires.

 

Dès février 2010, le conseil d’orientation des retraites (COR) devra rendre son rapport (point d’étape prévu lors de la réforme de 2003). Le gouvernement a annoncé, il y a quelques semaines, que tout était possible, y compris le départ à 67 ans. Pour sa part, le Medef réclame 44,5 annuités et la retraite par capitalisation afin d’alimenter les fonds de pension.

 

La retraite par points se calculerait sur le nombre de points accumulés durant toute la carrière (individuelle), par la valeur du point en vigueur à la date du départ en retraite. Après la remise en cause des 10 meilleures années de la loi Balladur-Veil en 1993 (qui a conduit à un abaissement de 30 % du taux de pension en raison du calcul sur les 25 meilleures années), gouvernement et Medef voudraient un régime par points pour tous, privé comme public. Cela permettrait également de remettre en cause le calcul actuel des régimes des trois fonctions publiques (Etat, hospitaliers, territoriaux) et des régimes particuliers.

 

·         NON A LA RETRAITE PAR POINTS ET PAR CAPITALISATION !

·         ABROGATION DE TOUTES LES LOIS SCELERATES QUI DEPUIS 1993, BAISSENT LE NIVEAU DES PENSIONS ET DES RÉGIMES COMPLÉMENTAIRES ET ALLONGENT LES ANNUITÉS POUR LE PRIVÉ ET LE PUBLIC.

·         MAINTIEN DE LA RETRAITE PAR RÉPARTITION, DU CODE DES PENSIONS CIVILES ET MILITAIRES,  DE LA CNRACL ET DES RÉGIMES PARTICULIERS.

·         OUI A LA SOLIDARITÉ INTERGÉNÉRATIONNELLE : les actifs d’aujourd’hui payent pour les retraités d’aujourd’hui.

C’est ce que propose le POI

(1)Retraite par répartition. Le régime de retraite par répartition repose sur une solidarité intergénérationnelle. Les cotisations des actifs servent à payer, dans la même année, les pensions des retraités. L'équilibre financier du système repose sur la croissance des salaires et de la population.

(2)Retraite par capitalisation. Dans le système de retraite par capitalisation, les actifs accumulent une épargne individuelle en vue de leur future retraite. Les cotisations de l'assuré alimentent un compte d'épargne retraite individuel, ou des fonds de pension investis en actifs financiers (actions et obligations) ou immobiliers. Les retraités récupèrent leur épargne sous forme d’une rente dont le montant dépend de la performance des marchés et des taux d'intérêts sur le long terme.

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Mercredi 28 octobre 2009

Il faut dire la vérité sur la situation de l’école publique

100 000 postes supprimés en 6 ans dans l’Education nationale !


13 500 postes d’enseignants en cette rentrée, 16 000 l’année prochaine ! Des dizaines de milliers d’EVS licenciés fin juin. Des réductions massives d’horaires, des disciplines et des filières fermées ou menacées, le socle commun des connaissances, sorte de RMI « culturel », à la place des programmes scolaires, des élèves à la porte des établissements faute de places, voilà quelques traits de la situation générale de l’école en cette rentrée.


La vérité, c’est qu’il s’agit de l’aboutissement d’un vaste programme de démantèlement de l’école publique qui remonte à plus de vingt ans, auquel tous les gouvernements sans exception, de droite comme de gauche, ont apporté leur contribution.


La vérité, c’est que ces réformes et ces suppressions de postes sont dictées par
les besoins du capitalisme en crise:

 Q
ui détruit l’industrie, délocalise les productions, disloque les services publics et démolit le code du travail. Les capitalistes ne veulent plus d’une main d’œuvre qualifiée payée trop cher. Déqualifier la jeunesse, abaisser la valeur de la force de travail, voilà l’objectif de ces réformes. Et pour ça, il leur faut briser le statut des enseignants car le statut de fonctionnaire d’Etat protège leur indépendance et leurs conditions de travail, garantit la neutralité et la qualité de leur enseignement.


La vérité, c’est que l’Union européenne impose ces réformes:

 Parce qu’elle veut en finir avec une « formation initiale » qui devrait faire place à une « formation tout au long de la vie » avec une alternance sans fin de CDD, de stages, de petits boulots, de chômage… C’est ainsi que l’Union européenne impose le « socle commun des connaissances », sorte de RMI culturel destiné à vider les programmes scolaires de leur contenu.


Voilà l’origine des réformes qui se succèdent depuis des années, disloquant un à un tous les niveaux de l’enseignement public :


Réforme LRU d’autonomie des universités, mastérisation du recrutement des enseignants, réforme des lycées professionnels, réforme des lycées, loi de 2005 sur le handicap, décrets Darcos dans le primaire, EPEP, jardins d’éveil contre l’école maternelle…
 


Au cours de ces dernières années, les enseignants se sont pourtant mobilisés


Secteur par secteur, souvent massivement, dans des mouvements parfois longs. Ils ont pu, ici ou là, obtenir des reculs partiels, mais, comme les travailleurs confrontés aux plans de licenciements, ils ont, la plupart du temps, perdu l’essentiel : une partie de leur statut, les postes, et ils ont vu leurs conditions de travail sérieusement dégradées. C’est l’édifice de l’école publique, de haut en bas, qui menace de s’écrouler.

Comment cela est-il possible ? Comment en sommes-nous arrivés là ?


De nombreux militants aujourd’hui s’interrogent. Sans confondre dirigeants et militants, le POI soumet à tous les questions qui suivent.

     Dans les municipalités qu’ils dirigent comme à Lille, à Brest ou à Angers, les dirigeants du Parti socialiste protestent contre les réformes Darcos d’un côté. Mais de l’autre, ils s’engouffrent dans le « débat » sur les rythmes scolaires, et tentent d’imposer l’école le mercredi matin, avec l’intervention de la collectivité locale dans l’école les autres jours. Est-ce en facilitant ainsi la mise en œuvre des décrets Darcos à l’école primaire, que les dirigeants du PS vont aider à la réalisation de l’unité contre ces mêmes décrets ?


Au lendemain du 7 octobre se pose évidemment la question de l’efficacité des journées d’action à répétition ou des grèves saute-mouton. Mais se posent aussi d’autres questions
.

ü     
Au mois de juillet dernier, on vu les dirigeants nationaux de la FSU refuser de voter contre les décrets instituant la mastérisation des recrutements, contrairement au vœu de nombreux syndicats et instances de la FSU qui leur demandaient de voter contre. Pourtant au mois de septembre, ces mêmes dirigeants nationaux de la FSU ont, avec le SNES notamment, demandé le retrait d’une circulaire du ministre qui s’apprête, en application des décrets sur la mastérisation, à envoyer 50 000 étudiants servir de remplaçants dans les écoles, collèges et lycées. Cette voie, qui met en avant les revendications définies dans les syndicats, approuvées dans les AG, n’est-elle pas la seule voie possible pour que se réalise l’unité ?

     N’est pas justement ce que réclamaient les enseignants des écoles dans les AG l’an dernier quand ils s’adressaient aux dirigeants nationaux des syndicats pour leur demander de faire l’unité pour le retrait des décrets Darcos ? Est-ce cette voie qu’ont empruntée les dirigeants qui ont approuvé les décrets ou qui, sans les approuver, accompagnent aujourd’hui leur mise en œuvre à l’école primaire  en aidant à la mise en place de l’aide personnalisée ?

Comment avancer ? Comment résoudre ces difficultés et réaliser l’unité ?

Le POI s’adresse aux enseignants, aux parents d’élèves, aux travailleurs, aux militants ouvriers, à tous ceux qui se revendiquent de l’école publique. Les contre réformes conduites par les gouvernements successifs ont mis l’école dans une situation dramatique. C’est le sort de toute la jeunesse qui est en jeu. La sauvegarde et le rétablissement de l’école publique exigent que se réalise l’unité à tous les niveaux sur les vraies revendications. Il y a urgence !


C’est pourquoi le POI propose de se rassembler pour dire :


« Les deux millions de citoyens qui viennent de montrer qu’ils étaient prêts à combattre pour défendre le service public de la Poste, ne renonceront pas à l’unité pour obtenir le retrait du projet de loi de privatisation de la Poste et le rétablissement du monopole postal. Les organisateurs de la votation qui demandent au gouvernement Sarkozy d’organiser un vrai référendum, ne peuvent l’ignorer.

De la même façon, ni les enseignants, ni les parents d’élèves, ni les travailleurs ne peuvent renoncer à l’objectif de défendre et de rétablir l’école publique. Les dirigeants qui pensent pouvoir ignorer cette exigence, se trompent et nous trompent. Leurs propres militants le leur prouveront. Nous allons nous organiser et combattre pour réaliser l’unité à tous les niveaux, dans le respect des prérogatives des organisations syndicales : il n’y a pas d’autre solution pour les enseignants menacés dans leurs conditions de travail, il n’y a pas d’autre solution pour sauver l’école publique. 

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Samedi 17 octobre 2009
La conférence départementale du 22 réunie le 16 octobre a enregistré l'écho de la campagne pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements. Elle a aussi constaté la difficulté d'associer à la préparation du 28 novembre les signataires ainsi que les nombreux contacts noués dans le cadre de cette campagne avec les travailleurs notamment ceux des entreprises confrontées aux licenciements et au chômage partiel.
 
De l'échange sur le mot d'ordre d'interdiction des licenciements, l'impression qui se dégage est que même s'il rencontre de la sympathie, il apparaît largement comme "au dessus de nos forces" et nécessiterait de plus amples développement. Toutefois, la conférence constate que l'obstacle majeur réside dans le silence assoudissant des partis se réclamant des intérêts ouvriers.
 
Il a été décidé d'amplifier la distribution de l'appel du 5/09, de proposer à nos contacts d'organiser des délégations, à tous les niveaux, vers les partis pour nouer un échange politique sur cette question, de constituer un comité d'organisation pour le 28/11 et de se réunir à nouveau le 6/11.
 
Joint une contribution parvenue à la conférence.
 
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Mardi 6 octobre 2009

Comité Départemental des Côtes d'Armor

Adresse provisoire: POI Côtes d'Armor 19, rue Pierre Loti  22190 PLERIN – e-mail jacques.chatillon@free.fr

 
 
 
Privatisation de la Poste : l’Union européenne est responsable
Retrait du projet de loi de transposition de la directive postale

 

 

Le projet de loi adopté le 29 Juillet par le gouvernement, non seulement en transformant la Poste en Société anonyme amorce sa privatisation, mais surtout en ne rétablissant pas le monopole postal public soumet la Poste à « la concurrence libre et non faussée » de l’Union européenne.

La Poste sera donc contrainte pour rester concurrentielle – puisque toute aide de l’Etat est interdite - à continuer à supprimer des bureaux de poste, à supprimer la péréquation tarifaire, à liquider le statut des agents, etc.

 

C’est donc bien l’union européenne et ses traités qui mènent à la privatisation.

 

C’est pourquoi, le POI soutient les 6 200 élus, dont 120 du département, qui se sont prononcés pour l’abrogation des directives postales européennes et le rétablissement du monopole public d’Etat permettant de réinstaller partout où les communes en font la demande les bureaux de poste avec les fonctionnaires nécessaires, garants de l’existence de ce service public.

 

Ils ont raison ces centaines de milliers de citoyens qui, par leur vote, ont exprimé ce 3 octobre leur attachement au service public de la Poste.

 

Ils ont raison les conseils municipaux des Côtes d’Armor qui ont pris une délibération exigeant le retrait pur et simple du projet de loi de transposition de la directive postale mettant fin au monopole de la Poste adopté au Conseil des ministres du 29 juillet 2009 et se prononcent, si le gouvernement persistait dans sa démarche pour l’organisation d’une manifestation nationale exigeant le retrait de ce projet de loi.

6 Octobre 2009

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Mercredi 16 septembre 2009
Comité Départemental des Côtes d'Armor

Adresse provisoire: POI Côtes d'Armor 19, rue Pierre Loti  22190 PLERIN – e-mail: jacques.chatillon@free.fr

 
Communiqué :
 
Francine Schivardi a été élue dimanche 13 septembre conseillère générale du canton de Ginestas dans l’Aude avec 56, 58% des voix. Elle succède à son mari Gérard Schivardi, invalidé et rendu inéligible pour un an pour avoir payé de sa poche la somme de 223,45 € lors de la campagne électorale de 2008 pour des frais de réunions publiques.
 
1 500 élus nationalement, estimant remis en cause le suffrage universel et la démocratie, avaient signé un texte demandant la levée de l’inégibilité de Gérard Schivardi. Parmi eux 16 élus des Côtes d’Armor (députés, conseillers généraux, maires). Le Conseil d’Etat ne les avaient pas entendus. Mais les citoyens du canton de Ginestas ont eu le dernier mot refusant la remise en cause du scrutin de 2008.
 
Le 16 septembre 2009.
 
Jacques Châtillon
Secrétaire départemental
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